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Cinq conditions gagnantes pour le Bic

Le parcours du Club Bic et son environnement exceptionnel. (Photo: site Internet-Club de golf Bic)

L’avenir du Club de golf Bic reste à être débattu lors de l’assemblée générale annuelle des actionnaires, dans un mois, mais on peut déjà penser à ce que devraient être les conditions gagnantes pour sa relance, si jamais des changements se produisaient à sa propriété.

C’est ce qui ressort d’une entrevue avec l’ex-président de la Chambre de commerce du Bic, Marcel Rioux, au sujet de l’éventuelle vente du Club de golf Bic.

Projet

Cette possibilité a été évoquée ces dernières semaines. Le congédiement du professionnel et directeur général, Jonathan Moreau, en novembre, aurait suscité de la discorde au Club Bic. Son départ a déplu à une partie des membres et des actionnaires du Club.

Le président de Groupe Tanguay, Alexandre Tanguay, a fait connaître son intérêt pour éventuellement acquérir le Club. Un projet de complexe hôtelier a été évoqué par la suite, mais rien n’est confirmé. Ce projet a suscité beaucoup de protestations chez des citoyens qui veulent préserver la Pointe-au-Anglais et son environnement.

Controverses

Marcel Rioux a été président de la Chambre de commerce Bic/Saint-Valérien dans les années 1990. À son sommet, cette Chambre comptait une cinquantaine de membres. Le Bic est un milieu où les citoyens sont mobilisés et éveillés, parfois au point où des discordes éclatent entre eux. Monsieur Rioux a connu certaines de ces controverses majeures dans différents projets, qui remontent à avant l’annexion à Rimouski (2009).

On pense notamment à celle qui a entouré le projet de l’homme d’affaires Pierre Rioux d’ériger des condominiums sur la crête située au Nord du parcours de golf et à celle qui a entouré le financement et la construction du pavillon polyvalent.

Cinq conditions

Revenons-en à nos conditions gagnantes. « Première condition pour assurer le développement du Club de golf et du Bic/village, avant d’aller plus loin il faudrait vérifier les états financiers du Club. Ils nous en diront beaucoup sur la suite des avenues à explorer. On en saura plus long à l’assemblée générale annuelle des actionnaires. La seconde condition concerne l’environnement. Les Bicois sont attachés à leur environnement et on ne fera pas n’importe quoi dans les environs du Club de golf ni sur la Pointe-aux-Anglais », note monsieur Rioux.

Marcel Rioux (Photo: Facebook-Marcel Rioux)

L’hôtel

Et si on allait plus loin et qu’on voulait construire un hôtel pour attirer davantage de golfeurs de l’extérieur? Voici la condition trois.

« J’avoue que je ne suis pas contre l’idée de construire un hôtel au Bic, mais même s’il était conçu pour attirer des golfeurs, cet hôtel n’a pas besoin d’être sur le terrain du Club ni sur la Pointe-aux-Anglais. Il y a sûrement d’autres endroits plus appropriés. La partie village est suffisamment près du parcours. »

Quatrième condition : il faut une implication de la Ville.

« La Ville, les instances municipales devraient s’impliquer et tenter de trouver des solutions qui feraient l’affaire de tous, entre autres par le biais de sa réglementation. Je suis convaincu que cela est possible », croit Marcel Rioux.

Une dernière… la plus importante!

« Aux quatre conditions précédentes, j’ajouterais que le respect est le mot clé. Que ce soit un investisseur privé, un groupe privé ou que ce la corporation propriétaire qui est un organisme à but non lucratif, on ne pourra jamais développer le Club de golf Bic sans faire preuve de respect envers les citoyens et envers les autre entrepreneurs et commerçants du Bic », constate finalement cette mémoire vivante de l’histoire récente du Bic.

Mise au point

En entrevue à Radio-Canada, mercredi dernier, le président du Club, Sylvain Lafrance, a effectué la mise au point suivante : « Pour le moment, les finances du Club vont bien. Il n’y a pas d’enjeux à très court terme, mais si on se projette dans le temps, il faudra peut-être réinvestir dans un bâtiment (le chalet), mais somme toute, le Club est en bonne santé. Le Club n’est pas à vendre comme tel. Le Club se porte bien. Cependant, on est intéressé à discuter, comme ce fut le cas avec le Groupe Tanguay, avec des gens qui pourraient avoir des projets pour le Bic. C’est ce qui s’est passé tout récemment. »

Sylvain Lafrance (Photo: archives)

Aucune intention

« On a simplement échangé des idées et évalué d’éventuels partenariats. C’était une rencontre exploratoire sur nos enjeux, sur les investissements qu’il y aura à faire. Le Groupe Tanguay est déjà impliqué dans l’industrie du golf (Club La Tempête à Lévis). C’est fort réputé, alors on essaye de voir s’il n’y aurait pas des collaborations, des intérêts mutuels à aller plus loin dans le développement de projets. On n’est pas fermé à écouter des gens qui ont des projets, mais on a aucune intention. Et si on devait aller plus loin on s’en référerait à nos actionnaires, à travers une assemblée spéciale et on verrait après coup quelles seraient les démarches, mais on n’en est pas là du tout, pour le moment », a aussi dit monsieur Lafrance.

Différents scénarios

Interrogé quant à savoir si des membres du conseil d’administration souhaitent la vente du Club, Sylvain Lafrance répond : « Au conseil d’administration, on discute de différents scénarios, mais on n’en est pas à se positionner à décider si la vente du Club est une option sérieuse à envisager. On est vraiment à des étapes très exploratoires. Il y a 300 actionnaires et ça prend un large consensus pour arriver à une vente éventuelle. »

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