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Un peu de fierté… et 3 M$ de dépenses!

Que signifie Rimouski à 50 000 de population?
Le maire de Rimouski, Guy Caron. (Photo: journallesoir.ca, Véronique Bossé)

Le fait de passer officiellement à plus de 50 000 de population signifie un peu de fierté, pour le maire de Rimouski, Guy Caron, et ses concitoyens, mais surtout beaucoup de dépenses additionnelles, pour la Ville et ses contribuables.

Un citoyen, Paul-André Dufour, a demandé au maire Caron, hier soir, ce que voulait dire pour l’appareil municipal le fait de passer à 50 036 de population, chiffre officiel diffusé récemment par l’Institut de la statistique du Québec.

1 M$ + 2 M$

« En premier lieu, on a besoin d’augmenter la cotisation à notre service d’ordre, la Sûreté du Québec. Ça représente 1 M$, mais le conseil municipal, il y a deux ou trois ans, a eu la bonne idée de négocier un passage qui se ferait par étapes en ce qui a trait aux coûts. On a étalé le million de dollars additionnel sur quatre ans. L’autre élément important, c’est l’augmentation du schéma de couverture de risques qui nous force à engager de nouveaux pompiers afin de procurer un temps de réponse et un service adéquats. »

« On augmentera notre de nombre de pompiers de 10 à 12. Il y a déjà quelque chose de prévu dans le prochain budget à ce sujet pour répondre aux exigences du gouvernement du Québec. Ces exigences en termes d’embauche de pompiers vont coûter environ 2 M$ par année », a répondu monsieur Caron.

Bons côtés?

En entrevue avec Le Soir aujourd’hui, monsieur Caron reconnaît que mis à part une certaine fierté quant au nombre, il n’y a pas vraiment de point positif à devenir une ville de 50 000 habitants.

« J’ai beau chercher, je n’en trouve pas vraiment. Quand une ville atteint 100 000 de population, elle obtient des avantages comme le fait de pouvoir opérer elle-même son système de transport en commun. À 50 000, il n’y a pas ce genre de bénéfice. Il y a des obligations et des responsabilités qui viennent avec le passage à 50 000, mais il n’y a pas d’avantage particulier. À moins qu’il y en ait, mais que nous ne les ayons pas découverts! Il faudrait peut-être en parler au gouvernement du Québec », remarque monsieur Caron.

Paul-André Dufour (Photo: Journallesoir.ca, Véronique Bossé)

Fierté

Nous avons quand même fait remarquer à monsieur Caron qu’en tant que Rimouskois de naissance, il doit être fier d’avoir vu la ville croître à ce point. On comptait environ 25 000 personnes il y a un peu plus de 20 ans.

« Il y a quand même un élément de fierté. On a pu atteindre ce chiffre par des fusions (la dernière remonte à 2009, le Bic) et une croissance constante. Malgré le déclin démographique du Bas-Saint-Laurent, Rimouski est parvenue à croître en étant une ville de services par excellence. »

« On a senti un engouement quand, pendant le confinement, les citadins ont réalisé que le confinement était beaucoup plus agréable à vivre chez nous, avec la nature à proximité, qu’en milieu urbain. C’est là que la pénurie de logements s’est fait sentir. On est passé de 3 % ou 4 % de taux d’inoccupation à 0,2%. »

(Avec la collaboration de Véronique Bossé)

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