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« Il y a de la place pour les deux! »

Les projets de hockey universitaire et de hockey senior sont réalistes
Un match au Complexe sportif Desjardins. (Photo tirée de Facebook Océanic)

L’ex-directeur du Service des loisirs de la Ville de Rimouski, Guy Dionne, se réjouit des deux projets de nouvelles concessions de hockey à Rimouski, dans les rangs senior et universitaire.

Monsieur Dionne a été invité à livrer son opinion sur le dossier initié par le Journal Le Soir, à propos d’un éventuel retour du hockey senior à Rimouski, lequel a été suivi par une nouvelle exclusive confirmant que l’UQAR est intéressée à joindre les rangs du circuit étudiant québécois.

Hockey universitaire

La structure du hockey universitaire au sein du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) est un peu complexe. Les équipes masculines de Trois-Rivières, Concordia et McGill évoluent en division 1 dans le circuit national Usport et y font d’ailleurs très bonne figure. Une division 2 vient d’être créée par le RSEQ et compte trois équipes. L’UQAR pourrait être la quatrième. Du côté féminin, les activités de la ligue de six équipes sont gérées par le RSEQ.

Hockey senior

Le Journal Le Soir a annoncé récemment que des Rimouskois envisagent de mettre sur pied une équipe senior à Rimouski. La récente construction du Complexe sportif Desjardins, ouvert en février 2019, permet d’avoir accès à des patinoires dotés de gradins aux dimensions plus humaines en termes de spectateurs (plus ou moins 400 places chacune). Le Complexe a coûté environ 40 M$.

Le Complexe sportif Desjardins. (Photo: journallesoir.ca, Pierre Michaud)

Rappelons que la construction du Complexe avec ses deux glaces était rendue nécessaire à Rimouski pour permettre de répondre à une demande croissante. Le pavillon polyvalent et le Colisée n’arrivaient plus à le faire. Cependant, à l’occasion des récents reportages réalisés, des intervenants ont signalé que la capacité d’accueil des deux glaces du Complexe était atteinte. Cela poserait selon eux un problème avec l’arrivée de deux nouveaux joueurs (c’est le cas de le dire!).

De la place

Pour Guy Dionne, au contraire, le Complexe Desjardins a été conçu en se donnant une marge de manœuvre permettant éventuellement le développement du hockey dans de nouvelles catégories. Il croit aux deux projets, et il y est favorable.

« Je peux dire qu’on a travaillé très fort sur ce projet-là pour ne pas l’échapper. Quand on reçoit des soumissions d’entrepreneurs généraux pour un tel projet, c’est toujours plus haut que prévu. On a sorti les ciseaux pour couper dans les dépenses et boucler le budget. Quand on est arrivé au projet de la glace à dimensions olympiques, on a rangé les ciseaux. On ne l’a pas coupé parce que j’avais travaillé en collaboration avec Fédération québécoise de patinage de vitesse et avec le Club Les Cyclones et on se disait qu’une des conditions essentielles du développement du patinage de vitesse à Rimouski était d’avoir une glace de dimension olympique », signale Guy Dionne.

Guy Dionne (Photo: archives)

Ça porte fruit

« On a finalement réussi et ça a porté fruit. C’est vraiment un gros plus parmi d’autres qu’on a obtenu avec la réalisation du Complexe. Le développement, maintenant, il se fait rapidement », renchérit-il.

Un objectif

Le même phénomène semble vouloir se répéter avec le hockey. Il se porte bien à Rimouski, selon monsieur Dionne, et il peut encore se développer.

« Quand j’ai vu les nouvelles sur les deux circuits de hockey qui pourraient s’ajouter, je me suis dit « Wow! » C’était l’un des objectifs qui étaient poursuivis au moment de planifier la construction de cette infrastructure-là. Nous avons fait toute une analyse des besoins avant de demander nos subventions. On avait regardé l’ensemble des besoins de tout ce qui était sports de glace à Rimouski. On a parlé à tous les clubs. »

« On savait combien d’heures de glace les clubs utilisaient. Nous savions qu’on avait atteint le plafond. On a demandé aux clubs de combien d’heures ils auraient besoin pour atteindre leurs objectifs de développement. Nous avons atteint un chiffre assez important. Et on s’est dit on va faire une simulation sur les pages horaires de quatre glaces », rappelle monsieur Dionne.

« Ça venait confirmer que cette infrastructure serait pertinente pour le milieu; que ce ne serait pas un éléphant blanc. »

Du simple au double

« Pour aller plus loin, on s’est dit que si ces clubs atteignaient leurs objectifs de développement avec les heures dont ils ont besoin, on allait atteindre 100% des plateaux. Ça venait justifier que l’on construise une infrastructure comme celle-là. Cet exercice dont je vous ai parlé remonte à 2017. Il y avait environ 260 heures d’utilisation disponible quand on a procédé à l’évaluation et on atteignait  presque le double, environ 412 heures, après l’évaluation des besoins. Et ça ne tenait pas compte de toutes les ligues adultes qui manquaient d’heures et qu’on ne pouvait pas créer de nouvelles ligues. »

« Ça venait confirmer que cette infrastructure serait pertinente pour le milieu; que ce ne serait pas un éléphant blanc », affirme Guy Dionne.

Marge de manœuvre

Le Soir a demandé à monsieur Dionne si on s’était gardé une marge de manœuvre.

« Oui, tout à fait! Il y a de la place, c’est sûr. Je suis favorable aux deux projets. On souhaitait tellement que cette infrastructure puisse servir à nos institutions collégiale et universitaire pour faire du développement et participer à des réseaux provinciaux! Je trouve que ce sont de très bonnes nouvelles. »

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