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Insécurité alimentaire : des organismes s’allient

La Dérive et le Vieux Verrat distribueront de la nourriture au Répit du Passant
De gauche à droite : Dominic, Gabriel, Mélodie, Annie-Claude et Lili de la Ferme de la Dérive (Photo courtoisie Ferme de la Dérive – Facebook)

(Avec l’aide de la Ferme de la Dérive) Le Répit du Passant, la Ferme de la Dérive et la Ferme du Vieux Verrat forment un nouveau partenariat pour lutter contre l’insécurité alimentaire.

Après avoir observé « l’exacerbation critique » de la situation d’itinérance cet été à Rimouski, l’équipe de la Dérive a frappé à plusieurs portes, dont celle de l’organisme Répit du Passant, pour offrir son soutien.

Ce dernier a fait part notamment de ses préoccupations en lien avec la pauvreté galopante, alors que le nombre de jeunes, d’étudiants et de personnes âgées qui se retrouvent en situation de précarité économique atteint « des sommets inégalés ».

Chaque semaine, le Répit du Passant organise trois soupes populaires, qui nourrissent plus d’une cinquantaine de personnes chaque soir, en plus d’offrir un service d’hébergement aux gens dans le besoin.

Le Répit du passant (Photo Facebook)

Afin d’aider l’organisme à nourrir toutes ces bouches, la Dérive entreprend un projet dont l’objectif est de destiner ses productions alimentaires au Répit du Passant. La Ferme du Vieux Verrat se joint également à l’effort en offrant des pièces de porcs.

Campagne de financement

Désireuse d’amorcer ses livraisons hebdomadaires, la Dérive sollicite l’aide de la population dans le cadre d’une campagne de financement participatif. L’organisme souhaite récolter 1500$.

Ces fonds s’ajouteront à une aide financière accordée par le Collectif régional de développement du Bas-Saint-Laurent (CRDBSL), qui gère le Fonds de l’Alliance. Le projet a officiellement été accepté par le Collectif régional vendredi matin.

La nourriture saine et locale qui sera acheminée au Répit du Passant est cultivée de manière écologique. Il s’agit d’une démarche qui s’inscrit directement dans la volonté de la Dérive de construire une souveraineté alimentaire.

« En plus de lutter contre la pauvreté, le projet porte des valeurs hautement écologistes. Il permet aussi de mobiliser un réseau solidaire de producteurs agroalimentaires : une complémentarité qui s’exprimait jusque-là dans nos distributions en libre-service, mais qui s’étend dorénavant dans une vocation partagée de lutte aux effets du capitalisme », écrit l’organisme.

Gabriel, Lili, Mélodie et Annie-Claude de la Ferme de la Dérive (Photo courtoisie Ferme de la Dérive – Facebook)

Les ambitions du projet s’étendent au-delà d’un simple don alimentaire. C’est une tendance bien ancrée que l’organisation souhaite renverser.

« Nos institutions publiques proposent que l’insécurité alimentaire soit combattue par une gestion efficiente des gaspillages alimentaires. C’est donc tout à fait logique, voire noble, de veiller à vouloir redistribuer ces aliments autrement destinés à la poubelle. Plutôt que de redistribuer des surplus invendus d’une production industrielle, organisons nos économies locales de manière à ne laisser personne pour compte », expliquent les administrateurs de la Dérive.

Ceux qui souhaitent contribuer financièrement au projet peuvent le faire en envoyant un transfert bancaire au [email protected], avec le mot de passe « don », ou encore par chèque acheminé au 2-2456, route 132 E, Rimouski (QC), G0L 1B0.

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