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Jeux olympiques : Maude Charron se rapproche de Paris

Médaillée de bronze au Grand Prix de Doha, au Qatar
Maude Charron et Marie-Claude Fournier, physiothérapeute rimouskoise et copropriétaire de la clinique Physiothérapie Mouvement Plus. (Photo Facebook)

(Par Luc Turgeon- Sportcom) Maude Charron a été la seule haltérophile à réussir tous ses essais vendredi, au Grand Prix de Doha, au Qatar. Un sans-faute qui a propulsé l’athlète de Sainte-Luce vers deux records personnels dans sa nouvelle catégorie ainsi qu’une médaille de bronze chez les 59 kg.

Championne du monde en titre, la Chinoise Luo Shifang a remporté l’or grâce à un cumulatif de 247 kg. La Nord-Coréenne Kim Il Gyong a quant à elle terminé deuxième avec 243 kg, soit 10 kg de plus que la Canadienne.

Charron s’est présentée au Qatar avec l’objectif d’améliorer son classement au processus de qualification olympique. Chose qu’elle n’avait pas tentée depuis mars dernier en raison d’une blessure à un genou.

Elle a d’ailleurs dû se retirer des Championnats du monde cet été par prévention. Six athlètes du top-10 mondial de sa catégorie ont profité de cet événement pour signer leur meilleure performance du processus de qualification.

Celle qui habite Rimouski était alors passée au 7e rang avec un cumulatif de 225 kg, à égalité avec Rafiatu Folashade Lawal, du Nigeria.

Forte d’une médaille d’argent obtenue aux Jeux panaméricains de Santiago, elle était fébrile à l’idée de démontrer toute sa progression sur la scène internationale.

Encourageant

« J’avais hâte et je sentais que j’avais gagné de la force depuis le Chili. Avoir six sur six, on ne peut pas demander plus ! Ma blessure a joué énormément dans la préparation de mes dernières compétitions. C’est encourageant de voir que je suis encore capable de me présenter et de réaliser de bonnes performances », a mentionné Maude Charron à Sportcom.

L’haltérophile Maude Charron (Photo courtoisie Diego Alvujar/Santiago 2023 vía Photosport)

« Le but était d’améliorer mon classement et d’assurer ma place aux Jeux olympiques avant même de gagner une médaille. Je ne voulais pas empirer mon genou non plus parce que je veux être en santé pour Paris 2024. Finalement, je peux cocher toutes les cases ! »

Ses deux premières tentatives à l’arraché, de 98 kg et 101 kg, n’ont été qu’une formalité. Ce succès a fait en sorte qu’elle n’a pas eu à prendre de risques inutiles pour améliorer son classement.

Son dernier passage a été réussi à 104 kg et a donné le sourire à la Bas-Laurentienne, elle qui a poussé un léger cri de satisfaction en quittant la plateforme. Elle venait d’inscrire un record personnel, qui s’avère aussi un record panaméricain à l’arraché.

« J’étais prête à plus »

Cette scène s’est répétée à l’épaulé-jeté lorsqu’elle est parvenue à soulever 129 kg en fin de compétition. On pouvait constater la joie sur le visage de la championne olympique avant même qu’elle laisse tomber la barre à ses pieds, et ce, même s’il ne s’agissait pas du poids qu’elle pensait lever en se présentant sur la plateforme.

« J’aime les chiffres ronds ! » a raconté celle qui s’attendait à soulever 105 kg à l’arraché et 130 kg à l’épaulé-jeté vendredi. Le judicieux choix de son entraîneur s’est plutôt arrêté à un kilogramme de moins aux deux mouvements. Le nécessaire, autrement dit.

« J’étais prête à plus, mais on a fait les bons choix en faisant les records personnels au lieu de risquer les chiffres ronds ! » a-t-elle ajouté en riant.

L’athlète olympique Maude Charron, la députée-ministre de Rimouski, Maïté Blanchette-Vézina, l’ambassadeur Guillaume Leblanc, la ministre du Sport, du Loisir et du Plein air, Isabelle Charest et l’ambassadeur Pierre Harvey lors du lancement de Jeux du Québec de Rimouski. (Photo courtoisie)

Son total de 233 kg l’a fait monter parmi les cinq premières au monde chez les 59 kg, où le calibre se veut particulièrement relevé et où la moindre erreur peut vite changer les choses.

Depuis le retrait de certaines catégories, elles sont notamment trois championnes olympiques de Tokyo à en faire partie, soit Maude Charron (64 kg), Hsing-Chun Kuo (59 kg) et Hidilyn Dias (55 kg).

« Je suis peut-être biaisée, mais je pense qu’on a la meilleure catégorie ! On voit de plus en plus de filles faire 100 kg à l’arraché, ce qui est énorme pour notre poids. Elles peuvent toutes réussir de bonnes barres, mais voilà, je peux en faire moi aussi ! C’était le fun de monter sur le podium avec elles », a conclu Charron, en excellente posture pour se qualifier aux Jeux olympiques de Paris.

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