Moisson Rimouski-Neigette reçoit 500 000 $ pour son déménagement
L'organisme a besoin de 2 M $ pour assurer la transitionQuébec verse 500 000 $ à Moisson Rimouski-Neigette pour assurer son déménagement dans les anciens locaux abritant Le Club Papetier, sur la rue Saint-Germain Est.
Le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, André Lamontagne, en a fait l’annonce lundi après-midi, lors d’une annonce nationale, à Rimouski, où le gouvernement Legault a confirmé l’octroi de 4,4 M $ à 25 banques alimentaires visant l’achat d’équipements et l’amélioration des infrastructures d’entreposage du réseau.
Monsieur Lamontagne accompagnait la ministre responsable de la Solidarité sociale et de l’Action communautaire, Chantal Rouleau et la députée-ministre de Rimouski, Maïté Blanchette Vézina.
Avec son nombre de demandes de dépannage en constante évolution depuis la pandémie, Moisson Rimouski-Neigette n’a eu d’autre choix que de chercher des locaux plus vastes afin de répondre à la demande.
Actuellement, l’organisme effectue 600 dépannages alimentaires par mois, contrairement aux 440 recensés en 2019, une hausse historique de près de 37%.
Situé en plein centre-ville de Rimouski, l’ex-Club Papetier dispose d’une superficie quatre fois plus grande que l’emplacement actuel de Moisson, sur la rue de l’Évêché Est. Faute d’espace, ses employés et bénévoles doivent entreposer une partie de ses denrées à l’extérieur de son entrepôt.
Projet de 2 M $
Pour réaménager son nouvel espace confirmé en octobre dernier, Moisson Rimouski-Neigette aura besoin de 2 M $.
Pour trouver les 1,5 M $ restants, son conseil d’administration lancera prochainement une campagne de sociofinancement dont l’objectif a été fixé à 100 000 $. Le Fonds Mille et UN, une initiative conjointe du Secrétariat à la jeunesse du Québec et de La Ruche, a promis de doubler ce montant.
Moisson Rimouski-Neigette sollicitera les entreprises et gens d’affaires dans la prochaine année. D’autres demandes de subvention suivront pour une ouverture complète souhaitée en 2025.
« Notre entrepôt a atteint sa limite. Les boites s’empilent et on a peu d’espace pour se déplacer et travailler de façon ergonomique. Notre cuisine déjà étroite devient le corridor pour se rendre à l’entrepôt; impossible de cuisiner dans ces conditions », indiquait la directrice générale de Moisson Rimouski-Neigette, Marie-Ève St-Pierre.
Les locaux actuels ne permettent pas d’ajouter une salle d’attente, de sorte que les clients doivent faire la file à l’extérieur pour obtenir un service.
« Que ce soit à 35 degrés l’été, à -35 l’hiver ou à la pluie battante à l’automne, cette situation ne peut pas perdurer. En 1993, nos locaux répondaient à nos besoins. 30 ans plus tard, ce n’est plus le cas et le statu quo n’est pas envisageable », affirmait madame St-Pierre.