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La Débrouille : sa maison transitoire de 10 M $ en attente

16 nouveaux appartements destinées aux victimes de violence entre partenaires intimes

Pour concrétiser son projet de 10 M $, La Débrouille n’attend plus qu’une confirmation du Programme d’habitation abordable Québec pour lancer la construction de 16 nouveaux appartements destinées aux victimes de violence entre partenaires intimes.

Annoncée depuis plusieurs mois, cette maison de deuxième étape, dont l’ouverture à Rimouski s’effectuerait en janvier 2025, offrira aux femmes cisgenres et personnes transgenres, avec ou sans enfant, des services spécialisés en violence conjugale postséparation.

Métal du Golfe_VF

Contrairement à la maison d’aide et d’hébergement d’urgence, qui répond à un besoin à court terme, la maison de deuxième étape propose un hébergement de moyen terme, tout en garantissant la sécurité des femmes et des enfants hébergés face à la dangerosité de l’ex-partenaire intime qui perdure bien au-delà de la rupture.

Le premier critère d’admission en deuxième étape demeure la dangerosité du conjoint, évaluée selon des facteurs de risques clairs. La durée moyenne de séjour se situe à 8 mois ½.

La Ville de Rimouski contribue au projet en offrant ses terrains à La Débrouille. L’entrepreneur, les architectes et la firme d’ingénierie nécessaires au projet ont aussi été choisi par l’organisme.

D’autres partenaires privés et publics contribueront à la construction des logements.

Besoin de sécurité

« L’actuelle crise du logement ne nous aide pas beaucoup. Les personnes restent plus longtemps avec nous parce qu’elles ne trouvent pas un logement abordable, tandis que des gens ont besoin d’un accompagnement un petit peu plus long. Soit que le besoin de sécurité est encore important ou que les conséquences de la violence qu’elles ont vécue vont faire en sorte qu’elles ont besoin de travailler un peu plus sur l’estime de soi, à réapprendre à vivre seules, à sortir de ce cycle de violence-là », indique la coordonnatrice générale de La Débrouille, Geneviève Lévesque.

La coordonnatrice générale de La Débrouille, Geneviève Lévesque (Photo journallesoir.ca- Olivier Therriault)

Selon une évaluation référée par La Débrouille, 8% des femmes victimes de violence conjugale sont toujours en grave danger à la sortie d’un hébergement d’urgence et ont besoin de passer en maison d’hébergement de deuxième étape.

Jeu d’évasion

Par ailleurs, La Débrouille reçoit l’appui de Québec pour soutenir une activité de jeu d’évasion qu’elle déploiera partout au Bas-Saint-Laurent pour sensibiliser les jeunes de 12 à 25 ans aux relations saines entre partenaires et aux réalités des personnes 2LGBTQIA + vivant de la violence conjugale.

La députée-ministre de Rimouski, Maïté Blanchette Vézina, a confirmé mercredi une aide financière de 138 000 $ pour le projet « L’histoire dont vous êtes les héroïnes ».

Son déploiement s’effectuerait au moyen d’une caravane pouvant se déplacer dans différentes activités extérieures, comme des festivals, des fêtes de quartier, dans les municipalités ou dans les écoles secondaires.

La députée-ministre de Rimouski, Maïté Blanchette Vézina, devant, en compagnie de la coordonnatrice générale de La Débrouille, Geneviève Lévesque (Photo journallesoir.ca- Olivier Therriault)

« C’est un jeu qu’on veut bâtir avec les jeunes, pour les jeunes. C’est important d’en parler, de voir que ça existe et qu’il y a des ressources. On inclut maintenant les personnes trans dans notre mission. On est là pour aider les jeunes s’ils vivent des problématiques », explique madame Lévesque.

Organisme communautaire autonome, La Débrouille a pour mission de promouvoir et défendre les droits des femmes cisgenres et des personnes transgenres, victimes de violence entre partenaires intimes et de leurs enfants, de leur offrir des services d’aide et d’hébergement et de les accompagner dans leurs démarches de reprise de pouvoir sur leur vie.

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