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Maude Charron : le bronze et un record canadien en Thaïlande

Un message fort en vue des Jeux olympiques de Paris
L’haltérophile Maude Charron (Photo courtoisie Diego Alvujar/Santiago 2023 vía Photosport)

(Par Sportcom) L’haltérophile Maude Charron n’avait rien à prouver en se rendant à la Coupe du monde de Phuket, en Thaïlande, dernière épreuve du processus de qualification olympique des moins de 59 kg. Elle a quand même envoyé un message fort en décrochant la médaille de bronze et en cumulant 236 kg. Un record canadien de la catégorie qui s’avère aussi la nouvelle marque panaméricaine.

L’athlète de Sainte-Luce, officieusement qualifiée pour Paris, devait prendre part à cet événement obligatoire pour les athlètes qui souhaitent participer aux Jeux olympiques. Elle a ainsi poursuivi sa progression des derniers mois.

Depuis qu’elle a fait l’impasse sur les Championnats du monde en raison d’une blessure à un genou, les performances de Maude Charron ne cessent de s’améliorer à l’international.

Elle avait inscrit deux records personnels au Grand Prix de Doha, en décembre, et cette fois, elle a amélioré ce résultat de 3 kg au total, soit 2 kg à l’arraché et 1 kg à l’épaulé-jeté.

« Je voulais juste rendre justice à la super belle préparation que j’ai eue. Nous sommes venus ici pour faire de grosses barres et, si possible, monter au classement olympique », a partagé Maude Charron.

« Tout le monde a des bobos », a-t-elle mentionné un peu plus tard, en parlant des haltérophiles qui visent une place à Paris.

Charron ne fait pas exception et elle continue de traiter son genou chaque semaine. L’idée de se présenter à une compétition d’haltérophilie à 100% semble utopique à ses yeux, mais elle estime afficher sa meilleure forme depuis le début du processus de qualification.

« Je suis satisfaite de ce côté-là. Ça vient juste confirmer que les décisions prises comme le changement de catégorie, l’entraîneur choisi et la nouvelle nutritionniste avec laquelle je travaille depuis les Jeux panaméricains étaient les bonnes. »

Une barre à 130 kg

Mercredi, la médaillée d’argent des Jeux panaméricains a d’abord réussi ses trois essais à l’arraché, dont une barre de 106 kg qu’elle a soulevée avec succès, à sa grande surprise, lors de son troisième passage sur la plateforme.

Elle n’a raté qu’une seule charge durant la compétition, soit sa deuxième tentative à l’épaulé-jeté, qui était de 129 kg. Charron, qui avait été parfaite en compétition depuis mars 2023, est parvenue à se reprendre pour conclure sa journée à 130 kg.

L’haltérophile de Sainte-Luce Maude Charron (Photo courtoisie)

« Un essai à 130 kg me donnait 2 ou 3 minutes de pause et du temps pour récupérer. C’est une belle barre, mais je savais que je l’avais en moi. Plus que le 106 kg (à l’arraché), qui m’a plus surprise ! » a-t-elle admis.

La Chinoise Luo Shifang, championne du monde en titre, a totalisé 248 kg et a décroché l’or, tandis que la Nord-Coréenne Kim Il Gyong a reçu la médaille d’argent (240 kg).

Ce sont d’ailleurs les trois médaillées du jour qui forment le top-3 du classement mondial de la catégorie. Elles s’étaient également réunies sur le podium du Grand Prix au Qatar, en décembre.

Cela dit, la Corée du Nord ne pourra être représentée à Paris, puisque ses athlètes ont manqué des compétitions obligatoires au processus de qualification olympique.

« C’est loin, août »

Maude Charron était déjà bien positionnée au classement mondial et n’avait pas trop à s’en faire quant à sa qualification olympique. D’autres compétitrices ont voulu tirer profit de leur dernière chance en Thaïlande afin d’améliorer leur classement.

« On s’attendait à ce que les athlètes soient nombreuses à essayer des barres trop lourdes pour entrer dans le top-10 (et se qualifier pour Paris). Ça fait en sorte que nos échauffements sont longs et on ne sait pas combien de temps on va attendre avant de faire l’essai suivant. Je pense que j’ai attendu 15 minutes après le premier essai à l’arraché. […] La stratégie peut toujours changer et on doit s’adapter selon la situation », a souligné Charron, championne olympique des 64 kg aux Jeux de Tokyo, en 2021.

Maude Charron (Photo courtoisie Ville de Rimouski – Iften Redjah)

Ses yeux sont désormais rivés sur les Jeux olympiques de Paris. « C’est loin, août ! » a indiqué Charron, qui se rendra aux Championnats canadiens en mai, question de « faire un peu de social » et de poursuivre sa préparation.

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