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Bilan 2025 : comtés, rail et éoliennes pour Stéphane Sainte-Croix

Année chargée pour le député de Gaspé
Le député de Gaspé, Stéphane Sainte-Croix. (Photo Le Soir.ca – Jean-Philippe Thibault)

La bataille pour faire reconnaître les circonscriptions de Gaspé et de Bonaventure occupe beaucoup l’esprit de Stéphane Sainte-Croix dans son bilan 2025. Celles-ci qui disparaîtraient dans la nouvelle carte électorale en vue du scrutin d’octobre prochain.

Par Nelson Sergerie- Le Soir.ca

« S’il y a toujours proposition de fusion, notre gouvernement aura une décision à prendre sur la suite à donner », résume d’emblée le député de Gaspé.

Deux solutions seront possibles. D’une part, aller à la Cour suprême pour tenter de faire invalider la décision de la Cour d’appel, qui renversait celle adoptée par l’Assemblée nationale pour mettre sur pause la refonte de la carte électorale. Ou, d’autre part, protéger les circonscriptions de la Gaspésie en leur donnant un statut d’exception, comme aux Îles-de-la-Madeleine, en l’inscrivant noir sur blanc dans la loi. Si c’est cette dernière option, la loi pourrait être adoptée en février.

« Le gouvernement et les oppositions s’étaient entendus pour créer un comité de travail et réfléchir aux dispositions futures pour régler le problème de la Gaspésie. Aujourd’hui, on parle de la Gaspésie. Demain, on va parler du Bas-Saint-Laurent, de l’Abitibi, de la Côte-Nord. Manifestement, ça porte préjudice aux régions du Québec », estime monsieur Sainte-Croix.

Le rail

Autre défi à mener : le rail. Si la portion entre Caplan et Port-Daniel–Gascons est maintenant restaurée, celle entre Port-Daniel-Gascons et Gaspé a subi un recul. Québec a ramené à l’étude la réfection de ce tronçon en mars. Celle-ci est ainsi passée de la phase « en réalisation » à la phase « en planification ».

Le député attend les recommandations pour voir quelles seront les options qui permettront de terminer ce troisième tronçon.

Un train de VIA Rail (Photo courtoisie)

« Considérant qu’on a avancé loin dans le dossier, il serait irresponsable de ne pas le terminer », estime l’élu. Des travaux se font tout de même sur le tronçon avec 112 M$ réservés sur neuf chantiers.

« Ce sera un legs en Gaspésie et le futur nous donnera raison. On va prendre des décisions judicieuses. Je souhaite sincèrement qu’on ait des appels d’offres qui se situent dans les paramètres de nos évaluations. »

L’éolien

L’artillerie lourde a été déployée cet été à Gaspé pour annoncer une entente tripartite qui pourrait mener au développement de 6000 mégawatts (MW) en éolien dans l’Est-du-Québec. Les investissements pourraient atteindre les 20 milliards en incluant la ligne de transport pour ramener l’énergie dans le réseau. Les sommes sont encore plus importantes à l’échelle provinciale.

« On a des investissements colossaux. On parle de 200 milliards sur les 10 prochaines années. Ça va arriver assurément sur l’ensemble du territoire et être potentiellement intéressant pour l’énergie éolienne. Au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie, avec l’entente historique que le premier ministre est venu annoncer en août, c’est quand même quelque chose dont je suis très fier », soutient le député.

L’énergie éolienne rapporte des sommes considérables aux municipalités et MRC de la région. (Photo courtoisie)

Sur le contenu local, l’enjeu reste entier alors que l’usine de pales de Gaspé n’offre pas ses produits sur le marché domestique.

« Ce n’est pas chose simple. Les joueurs choisissent leurs partenaires avec qui ils ont des affinités. On a ici à Gaspé une usine de pales qui a ses partenaires, ses projets, et qui n’a pas soumissionné. Les raisons leur appartiennent. »

Les autres dossiers

L’innovation dans les pêches, le hub d’innovation de Grande-Rivière, le nouveau bâtiment de Nergica à Gaspé, les annonces en logement et le plus gros CPE au Québec en construction à Gaspé, d’une capacité de 100 places, sont les autres dossiers marquants notés par le député.

Par ailleurs, la réalisation du réseau d’aqueduc à La Martre, qui vivait depuis un quart de siècle avec de l’eau impropre à la consommation, fait aussi partie du bilan du député. « Très heureux pour les gens de La Martre qui méritent de l’eau potable. Ça n’a pas toujours été facile comme dossier, car ils ont un contexte particulier au niveau autochtone. C’est maintenant derrière nous », conclut-il.

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