La ZEC-BSL s’oppose aux fermetures des bureaux de la faune
« La présence physique d’agents sur le terrain est un facteur déterminant »
La ZEC Bas-Saint-Laurent appuie sans réserve les pressions exercées par le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé et le président du Syndicat des agents de protection de la faune, Martin Perreault, qui mercredi (29 avril) à Causapscal, ont pressé la nouvelle ministre de la Faune, Pascale Déry, de maintenir ouverts les bureaux de la protection de la faune de Chandler, Causapscal et Sainte-Anne-des-Monts, menacés de fermeture.
« Au-delà d’une simple réorganisation administrative, ces fermetures représentent un recul préoccupant pour la protection de la faune, la sécurité des usagers et l’intégrité de nos territoires publics. La présence physique d’agents sur le terrain est un facteur déterminant pour assurer une surveillance efficace, dissuader les comportements illégaux et intervenir rapidement lorsque la situation l’exige », soutient le directeur général de la ZEC-BSL, Peter Camden, dans une lettre adressée au député Bérubé, au nom du conseil d’administration présidé par Guillaume Ouellet.
Présence d’agents
Selon le porte-parole de la zec, les vastes territoires fauniques de la région sont accessibles et fortement fréquentés, et l’éloignement des services de protection ne peut qu’entraîner une perte de contrôle sur le terrain.
« Cela risque de fragiliser les efforts de conservation, d’augmenter la pression sur les ressources fauniques et de compromettre le travail rigoureux des gestionnaires de territoires comme la ZEC-BSL ».
Selon Peter Camden, la protection de la faune ne peut se faire à distance, mais par une présence active, une fine connaissance fine du territoire et une relation de proximité avec les utilisateurs.

« La ZEC Bas-Saint-Laurent estime que le maintien des bureaux régionaux n’est pas une dépense, mais un investissement stratégique pour la pérennité de nos ressources naturelles et le respect des règles qui encadrent leur utilisation ».
L’ex-ministre de l’Enseignement supérieur, Pascale Déry, succède à Benoit Charette, qui avait remplacé Bernard Drainville, quand il s’est engagé dans la course à la chefferie de la CAQ.
Benoit Charette devait alors retrouver son siège, aujourd’hui occupé par Mme. Déry. La ministre n’avait pas encore donné suite, ce jeudi 30 avril, aux demandes du députe Pascal Bérubé et du président du Syndicat des agents, Matin Perreault.

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