Soins et humanité offerts au Maroc
Étudiants en soins infirmiers du Cégep de Rimouski en stage
Une dizaine étudiants du Cégep de Rimouski en soins infirmiers ont participé à un stage au Maroc, du 13 mars au 7 avril.
Ce stage d’un mois a donné l’occasion au groupe de participer à des séances de formation pratique dans deux communautés, à Marrakech et à Aït Isaq, dans le but d’offrir des soins de santé élémentaires à une population vulnérable. Des visites touristiques étaient également au programme.
À Aït Isaq, la caravane était basée dans une région où vivent des Amazighs, qui sont des populations autochtones présentes depuis plus de 5000 ans en Afrique du Nord. On les appelle souvent les Berbères, un terme qu’ils jugent péjoratif.
À cet endroit, sous des tentes, les étudiants avaient installé des postes de triage pour accueillir les gens et faire passer un questionnaire sur leur état de santé. Plus de 400 citoyens de tous les âges ont été vus et traités.
Le groupe était supervisé par deux enseignants du Cégep, Miriam Dionne et Marc Leblanc.
Ils pouvaient aussi compter sur la collaboration d’une équipe de quatre médecins marocains (un généraliste, une néphrologue, un urologue et une cardiologue), pour des consultations approfondies. Trois interprètes étaient également présents pour faire le pont avec les gens de ces communautés.
Au Maroc depuis quatre ans
« Ces stages à l’étranger existent depuis 2014 », explique Marc Leblanc. « Il y en avait déjà eus au Burkina Faso, en Haïti et au Sénégal. Depuis quatre ans, ça se déroule au Maroc. »
L’activité s’inscrit dans le cadre d’un cours qui s’appelle « Situations cliniques et stage en milieu ambulatoire ». Le stage sur la scène internationale est crédité, tout comme pour des activités semblables qui se déroulent dans le Bas-Saint-Laurent.
Un tel projet au Maroc ne pourrait pas exister sans la participation de partenaires.
« Sur le terrain, affirme Miriam Dionne, nous sommes en collaboration avec la Clinique International de Marrakech et avec l’Association de soutien des capacités du citoyen à Aït Isaq (ASCCA), pour le volet des caravanes médicales. Nous bénéficions aussi d’un soutien financier de la Fondation du Cégep de Rimouski. » Et pour se rendre là-bas au Maroc, la compagnie ARO voyage est spécialisée dans ce type d’activité.

Les étudiants jouent un rôle capital dans la réalisation de ce stage. Miriam Dionne signale qu’ils sont sélectionnés à la fin de leur première année au Cégep, en fonction de leur intérêt, mais aussi selon leurs résultats scolaires et leur capacité d’implication. Ils doivent aussi participer à une campagne de financement.
De façon optimale
Cette année, le stage s’est déroulé de façon optimale, affirme Marc Leblanc.
« Nous avons eu un superbe accueil dans nos milieux de stage. Il faut préciser que pour les caravanes médicales, nous collaborons avec l’ASCCA depuis quatre ans. Chaque année, nous devenons plus efficaces et notre collaboration se solidifie. Nous avons établi des relations de confiance avec eux. »
Quel bilan peut-on faire de cette aventure ? « C’est une expérience qui trace son chemin dans la tête et le cœur de tous les participants, tant les enseignants que les étudiants. Il faut s’adapter, s’ouvrir à l’autre, collaborer, se débrouiller. Plusieurs habiletés relationnelles sont stimulées par ce stage. En fait, on ne sait jamais jusqu’où une expérience du genre fait son chemin dans chaque être humain, mais chose certaine, c’est quelque chose qui s’ancre et fait partie à jamais de soi. Et en plus, ça répond bien à nos objectifs pédagogiques », répond Miriam Dionne.
Une vidéo de huit minutes donne un aperçu de l’expérience vécue par le groupe: https://www.youtube.com/watch?v=xNCOkTItA6s.

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