Cardiologie et neurologie : bris de service évité à Rimouski
Une réduction du nombre de lits aurait été envisagée
Après le cri du cœur lancé par le personnel infirmier de l’unité d’oncologie de l’Hôpital régional de Rimouski, un employé du département de cardiologie et neurologie affirme que ses collègues vivent une situation tout aussi préoccupante, au point où une réduction du nombre de lits aurait été envisagée afin d’éviter un bris de service.
Il décrit un climat de travail devenu extrêmement difficile dans cette unité dédiée notamment aux patients victimes d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) de l’ensemble du Bas-Saint-Laurent.
« Le manque de personnel est tout aussi criant. Une solution qui a été abordée est de diminuer le nombre de lits sur l’étage avant de tomber en bris de service avec tout le personnel manquant », écrit-il tout en souhaitant conserver son anonymat par peur de représailles du Centre intégré de santé et de services sociaux du Bas-Saint-Laurent.
Selon lui, les heures supplémentaires obligatoires et les quarts supplémentaires sont devenus monnaie courante.
« La plupart des employés se retrouvent en TS (temps supplémentaire) et TSO (temps supplémentaire obligatoire) sur tous les quarts de travail. Nous sommes à bout de souffle et plusieurs gens tombent en maladie comme des mouches », poursuit-il.
Sécurité des soins offerts aux patients
Cette dénonciation survient après la sortie publique du personnel infirmier de l’unité d’oncologie de l’Hôpital régional de Rimouski.
Selon lui, la pénurie de personnel compromet la sécurité des soins offerts aux patients atteints de cancer de l’Est-du-Québec.

« Depuis septembre 2025, nous faisons face à un manque criant de personnel sans que notre employeur mette en place de mesures efficaces pour y remédier. Au contraire, la situation s’est aggravée avec la coupure de deux postes d’infirmières et de cinq postes d’infirmières auxiliaires, alors que nous sommes déjà en surcharge de travail constante et soumises à de nombreuses heures supplémentaires obligatoires (TSO) », écrit l’équipe en soins de l’unité de médecine spécialisée, dans une lettre d’opinion.
Le personnel affirme également devoir gérer lui-même les horaires et les remplacements.

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