Mont-Joli Chrysler : victoire pour Roch Perreault
Le jugement de la Cour des petites créances a été rendu
Le résident d’Amqui qui dit avoir été floué par Mont-Joli Chrysler, Roch Perreault, a finalement obtenu gain de cause. L’homme de 47 ans a été dédommagé en grande partie pour ce qu’il a demandé à la Cour des petites créances, le 9 avril dernier.
« Ils m’ont payé tout ce qu’ils devaient me payer au début. Ils m’ont remboursé la garantie prolongée sur mon prêt en plus d’un montant pour les réparations qu’ils n’ont pas faites et des intérêts en lien avec tout ça. Je trouve que le juge a été juste. »
Roch Perreault demandait 12 700 $ à Mont-Joli Chrysler. Les enjoliveurs de roue cassés et les pneus usés n’ont pas été payés.
Même s’il est satisfait du jugement rendu, le client soutient qu’il aurait souhaité obtenir ce qui lui était dû bien avant. Il déplore le temps perdu dans des démarches judiciaires.
« L’Office de la protection du consommateur est là pour nous expliquer nos droits, mais nous devons nous battre nous-mêmes. La plainte n’apparaît nulle part autre que dans leur système. J’ai fait toutes les démarches. J’aurais pu avoir recours à un avocat, mais j’aurais dû payer les frais », dit-il.
Une histoire qui remonte à 2024
Roch Perreault a acheté un jeep Wangler neuf en 2020 avec une garantie prolongée se terminant en juillet 2025. L’année avant cette date, il a remarqué des écaillements au niveau des portes et des pentures. Sa demande de réclamation a été acceptée et les travaux devaient se faire chez Mont-Joli Chrysler. Il n’a jamais été rappelé.
Après de longues démarches, Roch Perreault a finalement proposé à l’entreprise d’échanger son jeep Wangler, pour lequel il lui restait une dette d’un peu plus de 22 000 $, contre une camionnette Chevrolet d’une valeur de 17 000 $, sous condition que le véhicule ait une mécanique parfaite. Quand il est arrivé à Mont-Joli pour récupérer son nouveau véhicule, l’entente n’était plus la même.

« Ils devaient me donner 27 000 $ en plus des taxes pour mon jeep et les taxes devaient être payées sur mon camion. Finalement, ils m’ont donné 23 000 $ plus les taxes. En plus, ils m’ont vendu une garantie prolongée sans mon consentement. Je me retrouve à payer le camion sans les taxes, mais il n’y a rien de déduit », avait-il mentionné en mars dernier.
Sur le chemin du retour, après une vérification, le client a réalisé que les pneus avaient une usure excessive, qu’il y avait 23 codes d’erreur sur le moteur et que l’huile de transmission n’avait pas été changée.
Faire valoir ses droits
Après avoir rendu son histoire publique dans les pages du Journal Le Soir, monsieur Perreault a vu de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux de personnes qui ont vécu la même chose que lui.
Il encourage les consommateurs qui se sentent aussi floués par l’entreprise à entreprendre des démarches et à se faire entendre devant la justice comme il l’a fait le 9 avril dernier.
« J’étais super préparé et ils étaient deux contre moi. Avec tout ce que j’ai amené comme preuve, ils n’ont pas nié les faits, mais ils ont essayé de me faire passer pour quelqu’un qui avait besoin d’argent. Avec toutes les manigances qu’ils ont voulu me faire, comme me donner 2 000 $ pour que je garde ma garantie prolongée, je l’aurais pris si j’avais vraiment eu besoin d’argent », affirme-t-il.
Monsieur Perrault doit être remboursé par Mont-Joli Chrysler dans les 30 prochains jours.

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