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Protection de la faune : dire non aux fermetures par la pétition

Opposition des amateurs de plein air et de la population souhaitée
Des agents de protection de la faune lors d’une opération en forêt. (Photo courtoisie MFFP)

Les menaces de fermeture et celles annoncées des bureaux de la protection de la faune de Chandler et Causapscal, en Gaspésie, suscitent l’opposition des amateurs de plein air et de la population, qui la manifestent en signant la pétition « Opposition à la fermeture de bureaux de la protection de la faune sur le territoire québécois ».

Cette pétition est en ligne sur le site de l’Assemblée nationale du Québec jusqu’au 31 mai.

Les signataires pressent un engagement du gouvernement qui doit protéger une faune qui deviendra encore plus accessible, donc vulnérable avec beaucoup moins ou absence totale d’agents en forêt.

Au Québec, la faune et la nature, c’est 294 000 chasseurs, 695 000 pêcheurs, 6 600 piégeurs, 2 326 000 observateurs de la faune. Chasseurs et pêcheurs consacrent 4,7 MM$ par année pour leurs activités et 785 M$ pour les observateurs de la faune.

Feu vert au braconnage

Les braconniers auraient le feu vert pour piller la faune qui appartient à tous les Québécois.

Le député Pascal Bérubé a lancé une pétition pour maintenir ces services essentiels. Le député Pascal Bérubé.

Ardent défenseur des gestionnaires fauniques, le représentant de Matane-Matapédia estime que le Québec est un territoire reconnu pour ses milieux naturels, ses activités fauniques et touristiques. Selon lui, la fragilité de la faune nécessite une surveillance et une protection soutenues.

Le président du Syndicat des agents de la faune du Québec, Martin Perreault, la mairesse de Causapscal, Odile Roy, le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé et la préfète de La Matapédia, Chantale Lavoie (Photo courtoisie)

« Les bureaux de la protection de la faune son essentiels pour assurer une présence sur le terrain, une capacité d’intervention rapide et une couverture efficace des territoires, contribuant ainsi directement à la protection des ressources naturelles et à la sécurité des usagers. Ces bureaux traitent un volume important d’interventions et de signalements. Les décisions de fermeture soulèvent des préoccupations majeures pour maintenir une protection adéquate de la faune, des habitats naturels et de la sécurité des usagers », sont parmi les considérations de monsieur Bérubé.

Revoir le désengagement de son gouvernement

En entrevue « Rendez-Vous Nature », le président du Syndicat des agents de protection de la faune, Martin Perreault, a fait le point sur la situation actuelle, le 10 mai dernier. Il confirme qu’il n’avait pas encore eu de communication avec la ministre de la Faune, Pascale Dery.

Monsieur Perreault et le député Bérubé la pressent de revoir le désengagement de son gouvernement envers les régions qui sont menacées de se retrouver sans agents de protection de la faune. Il confirme qu’il n’a pas été informé de la teneur du « plan d’optimisation opérationnelle », du Service de la protection de la faune.

Le bureau de Protection de la faune de Chandler ne devrait pas fermer ses portes en juillet. Une solution aurait été identifiée afin de prolonger le bail dans l’immeuble où loge le service. Mais aucune confirmation officielle de la part de Québec.

Pour signer la pétition, cliquez sur ce lien.

On peut entendre et réentendre cette entrevue avec le président Martin Perreault, en cliquant sur le lien ci-dessus.  

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