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CPE du Bic : des excès de vitesse qui inquiètent

La vigilance des automobilistes est demandée
Le CPE du village du Bic. (Photo courtoisie)

Des parents d’enfants qui fréquentent le Centre de la petite enfance (CPE) du village du Bic sont inquiets par rapport à la vitesse à laquelle roulent les automobilistes aux abords de l’installation.

Situé au coin de la route 132 et de la rue Sainte-Cécile-du-Bic, l’artère principale du district, le CPE se retrouve dans une zone où la limite de vitesse est de 40 km/h.

« La plupart des automobilistes qui passent par là roulent plus vite. La limite sur la 132 est de 70 km/ et ils ne changent pas tous leur vitesse lorsqu’ils changent de route. Nous voulons sensibiliser les citoyens pour qu’ils redoublent de prudence lorsqu’ils circulent devant le CPE. C’est une responsabilité qui est partagée », indique la présidente du conseil d’administration du CPE du village du Bic et mère d’un enfant qui fréquente l’endroit, Laurie Adam.

En février dernier, le CPE est passé de 47 à 75 enfants, ce qui a fait en sorte d’augmenter la circulation autour du bâtiment lors des heures d’arrivée et de départ.

« C’est condensé et nous avons des craintes. On ne sait jamais quand un enfant peut échapper à la vigilance de son parent ou d’une éducatrice lors d’une sortie. Pour les parents qui ont plus d’un enfant, c’est encore plus compliqué », explique la présidente.

La présidente du conseil d’administration du CPE du village du Bic, Laurie Adam. (Photo courtoisie)

Le conseil d’administration est appuyé par la direction du CPE dans ses démarches pour rendre l’endroit plus sécuritaire.

Une situation inquiétante

Alison Girard a deux enfants de trois et de deux ans qui utilisent les services du CPE. Elle a récemment vécu une situation inquiétante lorsque son fils a échappé à sa surveillance quelques secondes et qu’il s’est dirigé vers la rue.

« Je surveillais ma fille parce qu’il y avait une voiture qui reculait. Mon fils est parti à courir dans mon dos. Il s’est dirigé vers la rue et j’ai vu une auto qui arrivait. Je me suis mise à courir et la conductrice a ralenti. Il était à un mètre de la voiture quand j’ai réussi à le rattraper. Heureusement qu’elle ne roulait pas vite. Je m’assure tout le temps qu’ils ne se dirigent pas vers la rue, mais cette fois-là je n’ai rien pu faire. »

La mère de famille affirme être constamment en hypervigilance lorsqu’elle dépose ou récupère ses enfants à la garderie. Elle souhaite ardemment que des mesures de sécurité soient mises en place et surtout que les conducteurs ralentissent.

« Ce n’est pas tout le monde qui a des enfants et qui fait attention. Les gens qui habitent dans le coin savent qu’il y a un CPE situé à cet endroit. Je me demande ce qu’il faut de plus pour les sensibiliser à aller moins vite », dit-elle.

Démarches entreprises

Des discussions sont en cours avec le conseiller municipal du district du Bic, Alain Martineau. Le conseil d’administration de la garderie a espoir que la situation s’améliore prochainement.

« Nous demandons à la Ville plus d’éclairage pour les sorties du CPE lors des périodes automnales et hivernales. Nous souhaitons aussi un panneau indicateur de vitesse. Il y en a un à presque toutes les entrées du Bic, sauf à celle où se trouve le CPE », affirme Laurie Adam.

Une traverse piétonnière, qui était demandée depuis 10 ans, a finalement été autorisée par la Ville de Rimouski. Aucune date n’a été déterminée pour le moment, mais la présidente souhaite qu’elle soit aménagée pendant la saison estivale.

La prochaine priorité du conseil d’administration sera l’identification du CPE qui permettra d’ajouter à la sensibilisation.

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