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SOPFIM : 136 000 hectares de forêt à protéger

Lutte contre la tordeuse des bourgeons de l’épinette

L’aéroport de Mont-Joli servira de base d’opérations régionale pour la prochaine saison de pulvérisation d’insecticide contre la tordeuse des bourgeons de l’épinette. La Société de protection des forêts contre les insectes et les maladies (SOPFIM) intensifie la lutte contre cet insecte ravageur au Bas-Saint-Laurent.

La tordeuse gagne du terrain, ce qui obligera la SOPFIM à protéger 136 000 hectares de forêt au cours des prochaines semaines.

Les relevés réalisés l’an dernier montrent que la tordeuse des bourgeons de l’épinette progresse. Les superficies infestées augmentent.

Au Bas-Saint-Laurent, l’insecte a été détecté sur plus d’un million d’hectares de forêt en 2025. Il s’agit d’une nette augmentation.

« On observe une hausse d’environ 150 000 hectares de forêts touchées par l’épidémie de tordeuse des bourgeons de l’épinette au Bas-Saint-Laurent. Par contre, il y a une diminution de la gravité de l’infestation. Plus de superficies sont classées avec une sévérité légère », souligne la directrice générale de la SOPFIM, Marie-Louise Dubé.

Même si le degré d’infestation est moins important dans plusieurs secteurs, la région demeure parmi celles où le pourcentage de forêts attaquées est le plus élevé. Les superficies les plus sévèrement défoliées se situent majoritairement dans le sud de la MRC de La Matapédia.

Les données actuelles sur la progression de l’insecte ne laissent entrevoir aucun répit dans la lutte pour préserver les forêts.

« Un cycle d’épidémie de tordeuse dure de 30 à 35 ans. Pour le moment, on pense que ça va se poursuivre encore pendant plusieurs années », précise madame Dubé. Des relevés aériens sont prévus afin de confirmer les dommages appréhendés au cours de la prochaine saison.

Opération d’envergure

Le programme de pulvérisations aériennes de la SOPFIM vise le traitement de 136 000 hectares de forêts publiques et privées, principalement dans le sud des MRC de Rimouski-Neigette, de La Mitis et de La Matapédia.

« C’est plus que l’année dernière. En 2025, trois applications. Les hélicoptères seront déployés à partir de Matane, Causapscal, Rimouski et Rivière-du-Loup pour la pulvérisation de 32 000 litres d’insecticide, dont plus de la moitié dans l’ouest du Bas-Saint-Laurent ».

Pour suivre l’évolution de l’épidémie et des traitements de la SOPFIM, des laboratoires d’entomologie seront mis sur pied à Rimouski et à Amqui.

La directrice générale de la SOPFIM, Marie-Louise Dubé (Photo courtoisie)

« On a aussi une grande équipe sur le terrain pour faire des inventaires, récolter des branches, assurer le suivi des populations d’insectes et effectuer des analyses », indique Marie-Louise Dubé.

Il s’agira des deux seuls laboratoires installés en région. L’autre laboratoire de la SOPFIM est situé à Québec.

Homologué et jugé sécuritaire par Santé Canada

Le Bacillus thuringiensis a été homologué par Santé Canada dans les années 1980. Cette bactérie utilisée comme biopesticide dans la lutte contre la tordeuse des bourgeons de l’épinette détruit l’intestin des larves.

L’insecte cesse alors de s’alimenter, ce qui permet de préserver le feuillage des sapins et des épinettes infestés. Sans traitement, les arbresfinissent par mourir après plusieurs années d’attaques sévères et de défoliation.

Selon Marie-Louise Dubé, le produit utilisé, le BTk, est sécuritaire.

Une tordeuse des bourgeons de l’épinette (Photo archives MFFP)

« C’est le même insecticide biologique qu’on utilise depuis toutes ces années. Il est sécuritaire pour la santé humaine, pour l’environnement et pour la faune. Il vise uniquement la tordeuse », explique-t-elle. La SOPFIM souligne également que l’insecticide se dégrade rapidement dans la nature, ce qui oblige les équipes à effectuer l’épandage à un moment très précis.

Début des arrosages aériens

Pour le moment, la date du début des arrosages aériens n’est pas déterminée.

« Ça dépend de plusieurs facteurs, principalement du développement de l’insecte. Il y a une période bien précise où l’insecticide est efficace. Il faut aussi dans la nature, ce qui oblige les équipes à effectuer l’épandage à un moment très précis.

La date du début des arrosages n’est pas déterminée. Il y a une période bien précise où l’insecticide est efficace. Toutes les conditions devraient être réunies au début de juin, précise Marie-Louise Dubé.

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