Boissons énergisantes : Maïté Blanchette Vézina sous pression
Le projet de loi « Zachary Miron » a été déposé à l'Assemblée nationale
La pression s’intensifie sur la députée conservatrice de Rimouski, Maïté Blanchette Vézina, alors que les autres formations politiques représentées à l’Assemblée nationale souhaitent accélérer l’adoption du projet de loi visant à interdire la vente de boissons énergisantes aux jeunes de moins de 16 ans au Québec.
Déposé vendredi par la ministre de la Santé, Sonia Bélanger, le projet de loi, baptisé « Zachary Miron », propose également l’instauration de mécanismes de contrôle semblables à ceux déjà en vigueur pour la vente d’alcool.
Les parents de l’adolescent décédé en 2024 à la suite d’une interaction entre une boisson énergisante et un médicament prescrit pour le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) étaient présents à l’Assemblée nationale lors du dépôt du projet de loi.
À ce sujet, ils doivent rencontrer madame Blanchette Vézina pour « lui lancer un cri du cœur ».
Bien que la Coalition avenir Québec, le Parti libéral du Québec, Québec solidaire et le Parti québécois souhaitent une adoption rapide de la mesure, Maïté Blanchette Vézina estime que le dossier nécessite davantage d’analyses scientifiques.
La députée et le chef conservateur, Éric Duhaime, soutiennent notamment que la réflexion devrait s’étendre à l’ensemble des produits contenant de la caféine.
Des élus de l’opposition ont exhorté madame Blanchette Vézina à revoir sa position afin de permettre l’adoption du projet de loi avant la fin de la session parlementaire, qui doit prendre fin dans quelques jours.
Comparaison avec les pamplemousses
« Va-t-on interdire les pamplemousses ? », a lancé la députée de Rimouski, en référence au fait que ce fruit peut également interagir avec certains médicaments, en accusant les autres partis de faire du « populisme » et la CAQ d’utiliser « le décès d’un enfant pour se remonter dans les sondages ».
« Les boissons énergisantes, c’est la pointe de l’iceberg de la caféine consommée par nos enfants. On élude la question et on s’attaque à une mesure qui ne réglera peut-être pas le problème. Rapidement, au Québec, la solution, c’est souvent d’interdire », a affirmé Maïté Blanchette Vézina.
La première ministre du Québec, Christine Fréchette, s’attend pour sa part à ce que l’ensemble des élus appuient le projet de loi. Selon elle, les conséquences d’un éventuel blocage parlementaire « pourraient être tragiques ».


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