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Océanic : des gardiens et des Américains

Bilan de la deuxième journée du repêchage 2026 avec le directeur-gérant Danny Dupont
Xavier Gervais, Henry Lacelle, Max Brien, Justin Gagnon, Alexy Blanchette, Logan Leclair, Marc-Olivier Ouellet et Charles-Antoine Cayer, repêchés par l’Océanic à Halifax. (Photo courtoisie LHJMQ- Vincent Éthier)

Pour sa dernière journée au repêchage 2026 de la LHJMQ, l’Océanic a misé sur trois gardiens afin de renforcer cette position névralgique, tout en sélectionnant quatre Américains, dont un pari de 11e ronde qui pourrait transformer l’équipe devant le filet.

Il s’agit d’Alex Wang, issu du programme des Dragons de St. George’s School au sein de la New England Preparatory School Athletic Council (NEPSAC), l’une des ligues de hockey scolaire les plus suivies par les recruteurs en Amérique du Nord. Ce circuit constitue une importante voie de développement vers la NCAA et la LNH.

Âgé de 16 ans, Wang mesure déjà 6 pi 3 po et pèse 190 livres. Il a également disputé un match cette saison avec Chicago dans la United States Hockey League (USHL), le plus haut niveau de hockey junior aux États-Unis.

« On va aller le visiter et lui expliquer ce que l’Océanic peut faire pour l’aider dans son parcours. Si on est capables de le convaincre, c’est un excellent gardien qui pourrait nous faire progresser plus rapidement. L’an dernier, on a eu Owen Kailher en fin de saison et il a adoré son expérience. Quand une organisation prend soin de ses joueurs, le mot se passe rapidement dans le monde du hockey. Ça devient plus facile d’approcher les autres par la suite », croit le directeur général de l’équipe, Danny Dupont.

Les États-Unis changent la donne

Les autres Américains sélectionnés, soit l’attaquant Carter Felt (3e ronde), le défenseur Brendan Martin (7e ronde) et le gardien Jesse Bernardinelli (8e ronde), ont tous confirmé leur présence au camp d’entraînement d’août prochain.

Selon Dupont, Martin présente plusieurs similitudes avec Justin Beaulieu, avec qui la connexion pourrait se faire rapidement.

« On a eu la même chance tout au long du repêchage, puisque les gars qu’on aimait étaient encore disponibles plus tard que prévu. Avant que le bassin américain soit admissible au repêchage, on avait environ 1 400 joueurs provenant du Québec et des Maritimes. En 2026, le bassin américain comptait à lui seul près de 2 000 joueurs. Éventuellement, on va en voir de plus en plus dans la LHJMQ. Si des Québécois traversent la frontière pour poursuivre leur développement, l’inverse est aussi vrai », estime Dupont.

Bien qu’il souhaitait mettre la main sur quelques joueurs du Bas-Saint-Laurent, l’Océanic n’a finalement ajouté qu’un seul représentant de la région, Charles-Antoine Cayer, en toute fin de repêchage.

L’organisation n’a notamment pas retenu le nom d’Émile Rioux, classé en quatrième ronde par la Centrale de recrutement de la LHJMQ. Le joueur a finalement été sélectionné au neuvième tour par le Phoenix de Sherbrooke.

« On est passés très près. Il est sorti deux rangs avant notre choix, à l’endroit où on souhaitait le sélectionner. Il faut placer les joueurs dans la bonne ronde. Habituellement, Émile aurait probablement été un choix de quatrième ronde, mais avec l’ajout des Américains et de plusieurs joueurs qui évolueront encore à 18 ou 19 ans l’an prochain, le repêchage s’est étiré davantage », explique Dupont.

L’Océanic a aussi ajouté du muscle à son alignement avec les sélections d’Emile Roelens, qui évoluait en France en 2025-2026. À seulement 16 ans, il mesure 6 pi 5 po et pèse 185 livres. En 9e ronde, Rimouski a choisi Henri Lacelle, le frère de William, un petit joueur de centre de la structure des Lions du Lac St-Louis.

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