Bas-Saint-Laurent : les producteurs forestiers continent de résister
Nouveaux contrats d’approvisionnement avec les trois principales usines de la région
Le Syndicat des producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent vient de conclure de nouveaux contrats d’approvisionnement avec les trois principales usines de transformation du bois de la région.
Les ententes conclues avec Cascades à Cabano et Uniboard à Sayabec prévoient de légères diminutions des volumes livrés, tandis que le fabricant de pâte à papier Sappi, à Matane, réduira ses achats de 25 %.
Malgré une conjoncture difficile pour l’industrie forestière, le Syndicat estime avoir atteint ses objectifs de mise en marché. Le Syndicat des producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent regroupe quelque 8 600 membres.
Il est le seul organisme autorisé à négocier en leur nom la mise en marché du bois destiné à la fabrication de pâtes, papiers, cartons et panneaux. Le plan conjoint vise uniquement les feuillus, notamment les peupliers, les bouleaux et les érables.
La région produit environ 20% de tout le bois de transformation du Québec, ce qui génère des revenus annuels d’environ 18 M$ pour les producteurs.
Le président du Syndicat, Michel Lepage, affirme que malgré un contexte économique difficile et la guerre commerciale avec les États-Unis, « le Syndicat est satisfait d’avoir maintenu ses parts de marché auprès de deux des trois usines de la région ».
Pour les deux prochaines années, l’usine de panneaux de particules Uniboard à Sayabec s’engage à acheter 50 000 tonnes métriques de feuillus durs, soit une légère baisse de 2 000 tonnes par rapport à l’an dernier.
Dans le Témiscouata, Cascades, qui fabrique du carton ondulé à Cabano, achètera 67 500 tonnes métriques de feuillus mous et durs, une diminution de 3 000 tonnes.
« Ce sont des usines qui achètent beaucoup de volume de bois et les diminutions ne sont pas assez importantes pour susciter une inquiétude quelconque », dit monsieur Lepage.
Situation différente à Matane
Du côté de l’usine de pâte Sappi, à Matane, la situation est plus délicate puisque le contrat, conclu pour une période d’un an seulement, prévoit une baisse de 25% des approvisionnements. L’entreprise achètera 35 000 tonnes de feuillus mous, soit une réduction de 12 000 tonnes.
« Nous aurions aimé conclure une entente de deux ans avec Sappi, explique Michel Lepage, mais le contexte est différent. Il s’agit d’une entreprise sous contrôle américain et les conditions actuelles du marché l’incitent à demeurer pru-dente. Nous avons tout de même obtenu un contrat intéressant et nous sommes confiants de pouvoir le renouveler l’an prochain. »
Le Syndicat des producteurs forestiers évoque également les importants inventaires accumulés et la guerre commerciale avec les États-Unis.
« Le Syndicat est satisfait d’avoir maintenu ses parts de marché auprès de deux des trois usines de la région ». Pour les deux prochaines années, l’usine de panneaux de particules Uniboard, à Sayabec, s’engage à acheter 50 000 tonnes métriques de feuillus durs, soit une légère baisse de 2 000 tonnes par rapport à l’an dernier.
Dans le Témiscouata, Cascades, qui fabrique du carton ondulé à Cabano, achètera 67 500 tonnes métriques de feuillus mous et durs, une diminution de 3 000 tonnes.
Les producteurs attendent un assouplissement des tarifs
Dans l’industrie du sciage, les tarifs imposés par les États-Unis sur le bois d’œuvre continuent d’avoir un impact important. Le Syndicat des producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent offre un service volontaire de mise en marché à ses membres. Les usines poursuivent leurs achats, mais les conditions demeurent difficiles.
« Avec des tarifs américains de 45 %, les exportations diminuent considérablement. L’année 2026 s’annonce plus difficile », estime le président du Syndicat, Michel Lepage.
Il mise sur une éventuelle révision à la baisse des droits de douane au cours de l’année pour relancer l’industrie. Monsieur Lepage souligne également que les grossistes américains avaient fortement augmenté leurs inventaires en prévision de l’entrée en vigueur des tarifs. Or, ces stocks diminuent rapidement.
Michel Lepage croit qu’une reprise de la demande à moyen terme pourrait soutenir l’industrie et bénéficier aux producteurs de la région. La faiblesse de la demande a également exercé une pression sur les prix versés par les scieries, particulièrement pour les billots de huit pieds.
En revanche, pour les longueurs de 12 et de 16 pieds, les prix demeurent relativement stables.


Par