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Deschênes et compagnie collabore dans les projets de Ricardo

L’atelier d’ébénisterie artisanale de Price a le vent dans les voiles
L’un des anciens propriétaires de Deschênes et compagnie, Jacques Ringuette, est demeuré à l’emploi de l’entreprise. (Photo Le Soir.ca- Bruno St-Pierre)

L’atelier d’ébénisterie artisanale Deschênes et compagnie a le vent dans les voiles. L’entreprise de Price fabrique actuellement les portes et les fenêtres destinées à la restauration de la maison Biard, à Percé.

L’immeuble patrimonial situé face au célèbre rocher a été acquis par le chef et homme d’affaires bien connu Ricardo Larrivée.

Spécialisé dans la fabrication de fenêtres sur mesure selon des méthodes ancestrales, l’atelier bénéficie du même coup d’une visibilité inespérée. Pour son projet de restauration, Ricardo recherchait des portes et des fenêtres en bois respectant fidèlement l’époque de la maison Biard, construite en 1901.

C’est un heureux hasard qui l’a conduit jusqu’à Price, raconte le propriétaire de Deschênes et compagnie, Gabriel Boucher.

« Un de ses amis architectes habite à Métis-sur-Mer. Il lui a dit : “J’en ai fait faire des fenêtres dans le temps. Je ne sais pas si c’est encore ouvert, mais on va aller voir.” C’est comme ça qu’il est débarqué ici! »

Impressionné par le savoir-faire de l’atelier, Ricardo lui a aussi confié la fabrication des fenêtres destinées à son manoir du XIXe siècle, qu’il restaure actuellement en Montérégie. Le célèbre cuisinier nourrit d’ailleurs une véritable passion pour la préservation du patrimoine et compte une quinzaine de restaurations de mai-sons anciennes à son actif.

Depuis, la réputation de l’entreprise se répand rapidement.

« Il est venu dernièrement et on est allés manger au restaurant du village. Les clients se sont fait prendre en photo avec lui et ils ont mis ça sur Facebook. Les gens se demandent pourquoi Ricardo est à Price, parce qu’en fait je n’en parle pas vraiment. Mais ça finit par se savoir! »

L’atelier fabrique également des fenêtres pour la résidence de la comédienne Marie-Chantal Perron, à Cap-Chat. « C’est une grande amie de Ricardo et il lui en a parlé. Quand elle est allée à Percé, elle a dit : “C’est écœurant, je veux ces châssis-là.” » La comédienne en a ensuite parlé à un ami archi-

Fondée en 1947, Deschênes et compagnie appartenait depuis plus de 40 ans à la famille Ringuette.

Il s’agit de l’un des derniers ateliers d’ébénisterie au Québec à fabriquer des fenêtres ancestrales à battants et à vitrage simple, comme autrefois. L’entreprise réalise également du planage de bois, de la fabrication de planches embouvetées et du sciage.

Il y a six ans, Gabriel Boucher cherchait simplement un approvisionnement en copeaux pour sa porcherie biologique.

« Quand je suis arrivé ici pour acheter toute la planure de bois, le propriétaire de l’époque m’a dit : “Non, je ferme.” C’est un concours de circonstances qui fait qu’on a acheté l’entreprise, mon frère, mon père et moi. »

Monsieur Boucher a toutefois dû apprendre rapidement les rouages de la gestion d’une en-treprise de transformation du bois dans un domaine très spécialisé.

« Je donne un coup de main à l’atelier, je fais les soumissions, je vais voir les clients. Puis moi, ce n’était pas mon domaine. Je n’arrive pas de là pantoute. C’est quelque chose! »

Expertise à préserver

L’un des anciens propriétaires, Jacques Ringuette, est demeuré à l’emploi de l’entreprise. Il fabrique à la main des fenêtres et des portes depuis maintenant 48 ans.

Le propriétaire de Deschênes et compagnie, Gabriel Boucher (Photo Le Soir.ca- Bruno St-Pierre)

« Il a une expérience et une expertise qu’il serait dommage de perdre. »

Deschênes et compagnie réalise aussi des contrats dans la communauté anglophone de Métis-sur-Mer et pour l’église de Sainte-Flavie.

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