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Traversier Hilaire-Journault : le service est retardé

Le navire qui assurera la liaison maritime entre Rimouski et Forestville est toujours en Grèce
Le navire Hilaire-Journault. (Photo courtoisie)

Le Hilaire-Journault, le futur traversier qui assurera la liaison maritime entre Rimouski et Forestville, ne sera pas en fonction au début du mois d’août comme c’était prévu. Le bateau est toujours en Grèce afin de subir des travaux pour le mettre à jour.

Le propriétaire, Louis-Olivier Carré, a confirmé en entrevue à Radio-Canada que le navire devrait être mis à l’eau samedi en vue de la traversée de l’Atlantique qui devrait prendre environ trois semaines avant d’atteindre le port de Rimouski. Il rappelle que l’objectif était de mettre le Hilaire-Journault en fonction avant la fin de l’année 2026.

Monsieur Carré est en Grèce depuis un mois pour s’assurer du bon déroulement des opérations. Il a conclu le contrat d’achat du navire qui assurera la liaison maritime en avril dernier et la transaction a été effectuée en juin.

Lorsqu’il sera en ordre, le navire devra obtenir les certifications nécessaires. Des exigences supplémentaires demandées expliquent notamment le retard du départ de la Grèce. Transports Canada devra effectuer une inspection lors de son arrivée à Rimouski.

Ensuite, le Hilaire-Journault devrait entreprendre des traversées de rodage à la mi-septembre jusqu’à la fin octobre.

De l’avant sans Québec

Louis-Olivier Carré a confirmé avoir investi 2 M$, jusqu’à maintenant, dans le projet et se chargera de l’achat du navire d’une valeur de 15 M$.

Il souhaite toujours obtenir 9 M$ de Québec pour la mise aux normes des infrastructures portuaires, à Rimouski et à Forestville, ce qui permettra aux camions de monter à bord du traversier.

Le président-directeur général des Industries Rilec, Louis-Olivier Carré. (Photo courtoisie)

Le promoteur soutient toutefois que le projet ira de l’avant, même sans le soutien financier du provincial.

« Tout serait fonctionnel. Les rampes sont là, mais le seul problème serait qu’on pourrait seulement accueillir les automobiles. Ça ne nous empêcherait pas de commencer. Nous restons positifs. Il ne reste pas grand-chose à faire pour dénouer l’impasse. L’appui du gouvernement est le dernier élément qui manque », a expliqué monsieur Carré dans les derniers mois.

Le plan demeure de prioriser un service fiable, sécuritaire et durable dès son entrée en fonction, même si cela implique de prendre davantage de temps avant le lancement officiel.

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