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Heritage Lower St-Lawrence : une communauté en croissance

Offrir des services en anglais au Bas-Saint-Laurent
Le fondateur de Heritage Lower St-Lawrence, Alexander Reford (Photo Le Soir.ca- Bruno St-Pierre)

Depuis près de 25 ans, Heritage Lower St-Lawrence accompagne la communauté anglophone du Bas-Saint-Laurent. D’abord tourné vers la mise en valeur de son histoire, l’organisme a élargi son rôle au fil des années pour offrir des services en anglais et faciliter l’intégration de nouveaux arrivants dans la région.

Fondé en 2002 par Alexander Reford, Heritage Lower St-Lawrence s’adresse principalement aux anglophones qui résident au Bas-Saint-Laurent.

L’organisme les accompagne dans leurs démarches pour obtenir des services sociaux ou de santé lorsqu’ils maîtrisent moins bien le français.

Son mandat s’est aussi étendu à l’accueil de personnes provenant d’autres provinces ou de l’étranger.

L’objectif consiste à favoriser leur intégration et à leur permettre de développer un réseau dans leur nouveau milieu de vie. Cette mission a pris de l’ampleur au fil des ans.

Heritage Lower St-Lawrence dispose aujourd’hui d’un budget annuel d’environ 1 M$ et compte 15 employés.

L’organisme possède des centres de services à Métis-sur-Mer et à Rimouski, sur l’avenue Belzile, ainsi qu’une anten-ne à Rivière-du-Loup. Des conférences, des ateliers de cuisine et de bricolage ainsi que différentes activités sociales sont proposés.

Au-delà des services offerts, l’organisme souhaite créer des occasions de rencontre pour les anglophones de la région et briser leur isolement.

Créer des ponts

Alexander Reford mise aussi sur les rapprochements avec la majorité francophone.

Environ 1 000 personnes au Bas-Saint-Laurent auraient l’anglais comme langue maternelle, ce qui en fait, selon lui, une très petite communauté à l’échelle du Québec.

Plutôt que de travailler en vase clos, Heritage Lower St-Lawrence collabore avec différents organismes communautaires de la région. Cette approche vise à faciliter l’intégration des anglophones dans leur milieu et à créer des liens avec la population francophone.

Les besoins continuent par ailleurs d’évoluer. Davantage d’anglophones et d’immigrants ayant l’anglais comme langue seconde choisissent de s’établir au Bas-Saint-Laurent.

Le recrutement international effectué par plusieurs entreprises pour combler des besoins en main-d’œuvre spécialisée contribue aussi à cette croissance.

Ces nouveaux résidents occupent des emplois dans plusieurs secteurs. On les retrouve notamment dans les domaines scientifique et médical, mais aussi dans le transport et l’agriculture.

Heritage Lower St-Lawrence a également mis sur pied deux bibliothèques publiques il y a une dizaine d’années. L’une est bilingue et située à Métis-sur-Mer, tandis que l’autre, à Rimouski, offre principalement des ouvrages en anglais.

Après plus de deux décennies d’existence, l’organisme souhaite continuer d’accompagner une communauté anglophone appelé à se diversifier.

Métis-sur-Mer garde vivante son histoire

Depuis près de 25 ans, Heritage Lower St-Lawrence accompagne la communauté anglophone du Bas-Saint-Laurent. D’abord tourné vers la mise en valeur de son histoire, l’organisme a élargi son rôle au fil des années pour offrir des services en anglais et faciliter l’intégration de nouveaux arrivants dans la région.

La présence anglophone remonte à plus de deux siècles dans La Mitis.

À Métis-sur-Mer, Heritage Lower St-Lawrence cherche aujourd’hui à préserver cette histoire tout en la faisant connaître à l’ensemble de la population. Une partie de cette mémoire est présentée à Espace Métis, un petit café du centre de Métis-sur-Mer acquis par Heritage Lower St-Lawrence.

Des objets et des documents racontent l’histoire de la communauté anglophone, autrefois établie à Métis-Beach.

La bibliothèque de Heritage Lower St-Lawrence à Métis-sur-Mer (Photo Le Soir.ca- Bruno St-Pierre)

Cette présence remonte notamment à John McNider, un Écossais qui achète la seigneurie de Mitis en 1807. Marchand de bois et constructeur de navires, il participe à la fondation de villages, dont Grand-Métis et Saint-Octave, en attirant de nouveaux habitants.

Des immigrants, principalement originaires d’Écosse, se voient offrir un emploi ainsi qu’un hébergement gratuit pendant deux ans. McNider fait aussi construire le chemin qui portera son nom et qui favorisera l’établissement de colons francophones dans le secteur.

Cette histoire a joué un rôle important dans la création d’Heritage Lower St-Lawrence en 2002.

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