Saint-Épiphane : possible cas de cruauté animale
Situation qui a causé l’indignation des citoyens
Quatre chats ont été retrouvés morts sur la rue du Couvent, entre le perron de l’église et le cimetière, à Saint-Épiphane, le 6 octobre. Tout porte à croire, selon la mairesse Rachelle Caron, qu’il s’agit d’un geste délibéré. Cette situation a causé l’indignation dans la petite communauté près de Rivière-du-Loup.
Par Lydia Barnabé-Roy, Initiative de journalisme local- Infodimanche
Sur les réseaux sociaux, les Épiphanois ont été nombreux à être choqués de ce comportement cruel. « C’est difficile de croire que c’est une mort naturelle », relate l’élue.
L’hypothèse qu’ils aient été frappés a été écartée puisqu’aucune trace de sang n’était visible. Et s’il s’agit d’un empoisonnement, il est impossible que les quatre animaux soient morts au même endroit, indique madame Caron. Quelqu’un les a spécifiquement placés là, croit-elle.
La mairesse indique que sur le groupe citoyen, elle a déjà vu des commentaires négatifs de gens au sujet de chats qui faisaient leurs besoins chez eux.
« Je vois ça comme un geste de dire : regardez qu’est-ce qui arrive à vos chats que vous gardez pas dans la maison. C’est un peu l’image que ça m’a transmise .»
Elle dénonce les gestes qui ont été commis, se désolant que certains de ses citoyens ne reverront pas leur animal. L’un d’entre eux a d’ailleurs reconnu son chat, témoigne-t-elle.
« C’est quelqu’un qui reste dans ma rue. Son chat, il se sauvait tout le temps. C’est pas lui qui l’envoyait dehors. Je lui ai parlé avant que cet événement-là arrive puis il m’a dit qu’aussitôt qu’il y a une petite craque à la porte, le chat il enfile dehors », raconte-t-elle. Il réussissait à retrouver son chat grâce aux réseaux sociaux. Cette fois, son chat ne rentrera pas à la maison.
Tué délibérément
Un signalement a été effectué à la Sûreté du Québec. Pour l’instant, aucun propriétaire n’a signalé à la SQ la perte d’un chat qui aurait possiblement été tué délibérément.
« Si jamais il y a des gens qui ont été témoins de cruauté envers les animaux, on les invite à communiquer avec nous », a souligné le porte-parole, Frédéric Deshaies.

Une personne qui tue, mutile, blesse ou empoissonne un animal commet une infraction en vertu du Code criminel. L’accusé est passible d’un emprisonnement maximal de cinq ans, s’il est reconnu coupable.
La voirie municipale a disposé des carcasses des animaux. Rachelle Caron a aussi conseillé aux citoyens de garder leurs félins à l’intérieur. « Je veux pas présumer que ça va se reproduire, mais c’est de mettre toutes les chances de leur bord en gardant leurs animaux dans la maison », conclut-elle.

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