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Charle-Édouard brille… et Dany veille

L'opinion de Robin Lebel
Charle-Édouard D’Astous après avoir marqué son but contre le Canadien, au Centre Bell. (Photo courtoisie Lightning de Tampa Bay)

Charle-Édouard D’Astous nous en a mis plein la vue le 9 décembre dernier, devant la foule du Centre Bell et du Canadien de Montréal, en marquant un magnifique but et en terminant avec un différentiel de + 5. Ce soir-là, on avait devant nous un joueur inspiré, habité et ébloui. 

L’opinion de Robin Lebel

Il fait partie de la courte liste des hockeyeurs de l’Est-du-Québec à avoir atteint les plus hauts niveaux. Repêché en 1973 par les Bruins de Boston, Yvan Bouillon fait partie des pionniers. Après son passage dans la LAH, il a marqué le hockey senior. Puis Donald Dufresne, qui a soulevé la Coupe Stanley avec le Canadien. Avant lui, Alain Côté et Louis Sleigher ont notamment porté les couleurs des Nordiques de Québec. 

On se souvient aussi de Stéphane Carrier, repêché par les Devils du New Jersey, qui a participé à leurs camps avant de revenir briller dans le hockey senior. Pour les plus jeunes, Michel Ouellet, Patrick Coulombe, Sébastien Caron, Jordan Caron, Alex Belzile, Gabriel Dumont, Gabriel Bourque et Cédric Paquette ont tous évolué dans la LNH.

Revenons à 2025. Aujourd’hui, c’est l’un des joueurs les plus talentueux formés au hockey mineur à Rimouski qui attire les projecteurs. Je me souviens de D’Astous, tout jeune, au niveau novice, alors que j’étais instructeur des gardiens et des défenseurs, aux côtés de mon ami Marc Tremblay. Robert L’Italien, son complice de toujours, s’occupait des attaquants.

C’est à cette époque que j’ai mieux connu son père, Dany, un homme chaleureux et passionné, qui a consacré temps et énergie à soutenir son fils dans son ascension vers la LNH. La maman, Marie-Claude Marcoux, a toujours été là, bien sûr.

Incroyablement rapide

Je garde en mémoire ces petits discours de motivation que je servais aux jeunes entre les périodes, souvent teintés d’humour pour les surprendre.

Le temps a passé tellement vite. En 2023, j’ai revu Charle-Édouard lors d’un tournoi au Complexe sportif Desjardins de Rimouski, avec son ami d’enfance Samuel L’Italien, lui aussi couronné de gloire avec la conquête de la Coupe Memorial avec le Titan d’Acadie-Bathurst. Ce jour-là, j’ai découvert un joueur devenu incroyablement rapide, doté d’une lecture de jeu presque parfaite.

Je me demandais pourquoi la LNH ne lui avait pas encore ouvert ses portes. Le directeur général du Lightning, Julien Brisebois, lui, l’a vu et l’a signé, au grand étonnement de tous. Une fois de plus, il a fait mordre la poussière à la haute direction du Canadien. Encore une fois, un Québécois brille… à Tampa Bay !

La mère et le frère de Charle-Édouard, Marie-Claude Marcoux et Pierre-Antoine D’Astous, ont assisté au premier match de Charle-Édouard au Centre Bell. (Photo courtoisie LNH)

En le regardant, je me rappelle les bons moments vécus avec Marc et Robert. Je parie qu’eux aussi ont eu un pincement au cœur. Quant à son père, de là-haut, il devait sûrement être tout près de son fils, sourire aux lèvres, sur le banc du Lightning, au Centre Bell.

Félicitations, Charle-Édouard. Tu es la fierté de Rimouski, de l’Océanic et de tout de l’Est-du-Québec. 

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