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Traverse Rimouski-Forestville : minuit moins une pour 2026

La Corporation de liaison maritime n'arrive pas à livrer des documents exigés par Québec
L’entrepreneur rimouskois, Louis-Olivier Carré, des Entreprises Rilec, la mairesse de Forestville, Micheline Anctil et le maire de Rimouski, Guy Caron. (Photo Le Soir.ca- Johanne Fournier)

Le promoteur Louis-Olivier Carré ne lance pas la serviette pour une relance du service de traversier entre Rimouski et Forestville à l’été 2026, mais il doit composer avec la Corporation de liaison maritime Rimouski-Forestville, qui n’arrive pas à livrer rapidement les documents exigés par le gouvernement du Québec pour obtenir son appui financier.

Au début de janvier, l’entité formée par les deux villes n’a pas fourni de cadre financier ni de modèle de gouvernance et d’étude de navigabilité pour confirmer que le traversier ciblé pourra accoster dans les deux ports. La Corporation a indiqué qu’elle transmettrait ces dossiers « dans les prochaines semaines ».

Or, impossible d’obtenir l’accord de Québec, à court terme, si la Corporation de liaison maritime Rimouski-Forestville ne fournit pas les éléments manquants au ministre responsable de la Stratégie maritime, Bernard Drainville.

De son côté, monsieur Carré indique que tout est prêt.

« Ils ont soumis un document incomplet, contrairement à moi. J’ai présenté deux plans d’affaires complets. Le dernier a été déposé le 9 décembre. Pour la partie opération, le gouvernement a tout en main. C’est du côté administratif que la Corporation doit faire ses devoirs. Nous avons consommé tout le temps qui nous était alloué. L’étau se resserre toujours sur le promoteur. Une chance que j’ai pris de l’avance. Le pire qui pourrait arriver, ce serait d’avoir un bateau et de ne pas pouvoir partir», commente le président-directeur général des Industries Rilec de Rimouski.

Début de saison espéré le 1er juin

Louis-Olivier Carré précise que les choses vont bien pour la préparation du bateau. « Nous avons reçu tous les rapports. La Société portuaire a tout en main pour faire l’étude de manœuvre dans les ports. Nous avons déjà vérifié que c’est fonctionnel. »

La Corporation réclame un financement de 9 M$ du gouvernement du Québec.

Le navire réservé par Louis-Olivier Carré pour assurer la relance de la Traverse Rimouski-Forestville. (Photo archives)

« On vise un début de saison le 1er juin. C’est possible dans la mesure où la Corporation complète ses documents rapidement. Il faut que tout le monde mette l’épaule à la roue. On a mis une croix sur le 1er mai, mais on doit partir le 1er juin. Si on fait tout ce qu’il y a à faire rapidement, c’est possible. Si on gaspille ce dernier délai, on ne pourra pas amorcer une saison, le 1er juillet, en pleine saison touristique. Il est rendu minuit moins une »,

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