Modifications au régime forestier : accueil mitigé
Les élus municipaux du Bas-Saint-Laurent étaient réunis vendredi
Les modifications au régime forestier annoncées par le ministre Jean-François Simard reçoivent un accueil mitigé de la part des élus municipaux du Bas-Saint-Laurent réunis ce vendredi à Rimouski.
Les élus municipaux conviennent que l’abolition de la redevance annuelle viendra alléger la charge financière de l’industrie à court terme, à condition que cette mesure entre en vigueur sans délai.
Ils regrettent toutefois que les changements annoncés n’apportent pas de réponses structurantes aux défis de la filière forestière, et ils expriment leurs inquiétudes quant aux effets indésirables que risquent de causer ces mesures sur la rentabilité des activités en forêt privée.
De plus, en annonçant le lancement d’un appel à projets pilotes pour alimenter la reforme forestière, et qui s’étaleront sur une période de cinq ans, le ministre confirme qu’il repousse de quelques années la modernisation du régime forestier québécois.

« Lors des consultations sur le projet de loi 97, les élus municipaux du Bas-Saint-Laurent ont affirmé le besoin fondamental et urgent de réformer la loi forestière, en priorisant un modèle de gestion régionalisée du territoire forestier. Nous sommes déçus de ce désengagement, qui cause préjudice à l’ensemble de la filière forestière. Nous invitons le ministre à soutenir la création de sociétés régionales d’aménagement du territoire forestier et d’y consacrer les ressources conséquentes », commente Gérald Beaulieu, préfet de la MRC de La Matanie et membre de la TREMBSL.
Des inquiétudes
« L’annonce du ministre Simard soulève des inquiétudes pleinement légitimes. Au Bas-Saint-Laurent, le territoire forestier compte 45 % de tenure privée et 55 % de tenure publique. Les groupements forestiers sont nés dans notre région. La vitalité de nos communautés forestières dépend d’une valorisation et d’un traitement équitable entre les deux tenures. En ce moment, ce n’est pas le message que l’on reçoit du gouvernement. À court terme, on invite le ministre à bonifier ses amendements avec des mesures qui fourniront des opportunités équivalentes aux producteurs privés », affirme Serge Pelletier, préfet de la MRC du Témiscouata et membre de la TREMBSL.

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