Guide Michelin : que du positif pour Le Narval un an plus tard
Le restaurant rimouskois affiche complet pour l'année 2026
Un an après avoir fait son entrée dans le Guide Michelin, le Restaurant Narval de Rimouski a le vent dans les voiles avec un cahier de réservations qui affiche déjà complet pour 2026. L’engouement est grand autant de la part des locaux que des visiteurs.
« C’est la cohue. Quand l’annonce a été faite le 15 mai 2025, notre cahier de réservations s’est rempli jusqu’à la fin de l’année en 72 heures. Les gens attendaient impatiemment le lancement des réservations pour 2026, ce que nous avons fait le 1er janvier à midi. Une heure plus tard, c’était complet pour l’année », exprime le chef propriétaire du restaurant Le Narval, Norman St-Pierre.
L’établissement s’est retrouvé, l’an dernier, parmi les neuf restaurants étoilés de la première sélection québécoise du guide qui se veut une référence internationale en matière de gastronomie. Les huit autres étaient à Montréal ou à Québec. Quatre établissements québécois se sont ajoutés en 2026 et le restaurant Le Narval demeure dans la sélection du Guide Michelin selon lequel les étoiles sont décernées aux restaurants qui proposent une cuisine dite « exceptionnelle. »
« La renommée que ça apporte est difficilement quantifiable, mais je suis certain que c’est le cas. Il y a des gens qui viennent ici juste pour ça. Il a beaucoup plus de portée que l’on pensait finalement », indique monsieur St-Pierre.
Rimouski se démarque
Les restaurants rimouskois Le Losange, l’Arlequin et Les Affamés avaient aussi obtenu leur première sélection dans le Guide Michelin, en 2025. Le premier avait reçu un Bib gourmand, qui souligne une cuisine raffinée à prix abordable, tandis que les deux autres ont obtenu des recommandations des inspecteurs du guide. L’Arlequin n’est plus dans la sélection en 2026.
« C’est incroyable qu’il y ait autant de restaurants dans un si petit basin dans le Guide Michelin. Nous avons un super beau patrimoine gastronomique à Rimouski », exprime le chef propriétaire du restaurant Le Narval.

Ouvert depuis six ans, l’établissement rimouskois, situé sur l’avenue de la Cathédrale, affichait déjà complet pour des semaines à l’avance avant même l’obtention d’une étoile dans le guide.
« Je suis assis sur toutes les chaises, dont la gestion des réservations. J’essaie de prioriser les gens de la place, notre noyau de clients réguliers. Il y a beaucoup de demandes au niveau national et même international. Ça ratisse large et le Guide Michelin a une énorme portée. »
26 ans de carrière
Avec une carrière de 26 ans en restauration, le chef originaire de Montréal, qui habite à Rimouski depuis une quinzaine d’années, voit cette distinction comme une belle source de motivation sans lui apporter de pression.
« Personnellement, je suis très à l’aise et je trouve que nous faisons quelque chose de légitime. Je ne vois pas pourquoi ce serait moins bon du jour au lendemain. Au contraire, ça donne une confiance et une tape dans le dos. Pour un restaurateur, c’est comme gagner une médaille d’or olympique. Pour moi, l’an dernier, c’était une immense consécration. »

Au-delà de l’étoile dans le Guide Michelin, Norman St-Pierre est particulièrement fier du chemin parcouru et de réussir à s’offrir une bonne qualité de vie malgré les défis que représentent la restauration.
« Ça a été un long parcours sinueux, mais nous avons réussi à faire quelque chose d’étoilé Michelin avec des conditions de travail hors norme. Les deux chefs qui travaillent avec moi ont des semaines de 40 heures avec trois jours de congé collés et trois mois de congé par année. Même chose pour moi, je compte mes heures maintenant. Nous sommes les chefs étoilés Michelin qui travaillent le moins », dit-il en riant.
Le Narval était le troisième restaurant que Norman St-Pierre ouvrait en l’espace d’une douzaine d’années.
« J’étais à la recherche de l’endroit idéal et c’était mon dernier appel. Si je ne réussissais pas, j’arrêtais. Ça a encore plus de valeur. Je suis très content et en même temps je ne me fais pas d’idée. Nous sommes à notre apogée et forcément ça va décliner un jour », affirme-t-il.
S’il ne sait pas combien de temps l’engouement entourant l’étoile Michelin va durer, le propriétaire a bien l’intention d’en profiter le temps que ça dure.

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