Actualités > Jean-Philippe Lepage : décision prévue en juin
Actualités

Jean-Philippe Lepage : décision prévue en juin

Délinquant dangereux ou à contrôler
Jean-Philippe Lepage (Photo courtoisie)

Les conclusions de l’évaluation visant à déterminer si Jean-Philippe Lepage doit être reconnu comme délinquant dangereux ou à contrôler qui devaient être dévoilées, ce lundi 11 mai, au palais de justice de Rimouski, en même temps que la tenue des représentations sur sentence, ont été reportées au 19 juin.

En septembre 2025, le juge de la Cour du Québec Yves Desaulniers avait estimé que les arguments de la procureure de la Couronne, Me Marie-Pier Chicoine-Côté, justifiaient qu’il ordonne à l’accusé à se soumettre à une évaluation de 60 jours à l’Institut Philippe-Pinel.

« C’est dans votre intérêt de collaborer à cette évaluation », avait lancé le magistrat.

Lepage a admis avoir eu des discussions à connotation sexuelle avec deux filles de 13 et 12 ans, qui étaient en fait des agents civils d’infiltration s’étant présentés comme des jeunes filles sur Facebook, entre le 11 février 2023 et le 14 mai 2024.

Dans les deux cas, c’est l’accusé qui a envoyé des demandes d’amitié aux filles à partir de deux profils Facebook, soit Jean-Philippe Lepage et Martin Lepage.

La preuve démontre que la discussion sur Messenger avec les filles a rapidement tourné vers la sexualité. L’accusé expliquant aux filles ce qu’était la sexualité et l’importance pour elles d’être initiées.

76 photos et vidéos pornographiques

Dans le cas de la première jeune fille de 13 ans, la discussion sur Messenger compte 586 pages. L’accusé a admis le contenu de cette discussion ainsi que de lui avoir envoyé 76 photos et vidéos à caractère pornographique, dont une photo de son pénis.

Pour la fille de 12 ans, les échanges sur Messenger totalisent 400 pages. L’accusé à admis leur contenu et dispensé le juge Yves Desaulniers d’en faire la lecture.

L’analyse de matériel informatique de l’accusé a permis d’identifier une troisième victime, une jeune fille de 13 ans.

Des bris de conditions

Lepage a aussi plaidé coupable à des bris de conditions puisqu’il lui était interdit d’utiliser Internet depuis sa sortie de prison, le 24 juillet 2020, pour une sentence en semblable matière. Il lui était également interdit d’être en contact avec des enfants de moins de 16 ans.

Il a déjà plaidé coupable à sept des huit chefs d’accusation en lien avec de la pornographie juvénile auxquels il faisait face.

La Sûreté du Québec a procédé à son arrestation, le 15 mai 2024.

Facebook Twitter Reddit