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Ronald Audet devra être réévalué sur son aptitude

Troisième journée de son procès au palais de justice de Rimouski
Ronald Audet (Photo courtoisie)

Ronald Audet, un Mont-Jolien de 88 ans qui fait face à trois chefs d’accusation en matière de crimes sexuels, devra être évalué une 3e fois sur son aptitude à retenir de l’information lui permettant d’avoir une défense pleine et entière.

La 3e journée du procès a débuté par une demande de l’avocate de l’accusé, Me Caroline Bérubé, pour la tenue d’une nouvelle évaluation sur l’aptitude de son client à comparaître, plus précisément sur sa capacité de retenir des informations.

« En fin de journée hier, je me suis rend compte en questionnant mon client qu’il n’avait pas la capacité de rétention nécessaire pour retenir ce qu’il a entendu de la projection de la vidéo de son interrogatoire policier. Je considère que ça affecte sa capacité d’avoir une défense pleine et entière », a-t-elle mentionné.

Le juge de la Cour du Québec, James Rondeau, a annoncé qu’il allait ordonner l’évaluation demandée en fin de journée, mais qu’il souhaitait compléter l’audition de l’interrogatoire policier de l’accusé qui dure quatre heures ce jeudi pour éviter de perdre du temps.

« Je comprends les arguments de la défense, mais c’est un dossier qui a été reporté plusieurs  fois. Le tribunal est aussi soucieux des droits de la plaignante. Nous allons poursuivre l’exercice. Je vais suspendre le procès en fin de journée et ordonner l’évaluation. »

Deux autres évaluations

Ronald Audet a été déclaré apte à subir son procès au terme d’une deuxième évaluation sur son aptitude.

Prévu initialement à compter du 30 juin 2025, le procès avait été reporté du 26 au 29 août au palais de justice de Rimouski, avant qu’une nouvelle évaluation psychiatrique ne soit demandée, ce qui avait entraîné un deuxième report.

La journée de mercredi a débuté avec le témoignage de la policière qui a informé l’accusé des accusations auxquelles il fait face et qui lui a expliqué les procédures judiciaires.

Son témoignage a été suivi par l’écoute de l’enregistrement vidéo de la rencontre de l’accusé avec la policière du 28 septembre 2023.

Le palais de justice de Rimouski (Photo Le Soir.ca)

Elle lui a alors expliqué les trois chefs d’accusation portés contre lui et ce qu’ils signifient et elle lui a rappelé à quelques reprises son droit au silence et son droit à un avocat.

Les avocates impliquées sont Me Marie-Pierre Chicoine-Côté pour le ministère public et Me Caroline Bérubé pour l’accusé. Le procès est entendu par le juge James Rondeau. 

La plaignante à huis clos

La journée de mardi a été consacrée au témoignage et au contre-interrogatoire de la plaignante qui s’est fait à huis clos.

Le juge Rondeau a rappelé que les procédures judiciaires sont généralement publiques, mais qu’exceptionnellement le huis clos peut être ordonné pour s’assurer qu’un témoin ne soit pas intimidé par la présence du public ou de représentants des médias.

Le juge James Rondeau a aussi réitéré l’ordonnance de non-publication de tous détails permettant d’identifier la victime.

Ronald Audet fait face à deux chefs d’accusation d’attentat à la pudeur et à un chef de grossière indécence. Le vocable attentat à la pudeur n’existe plus aujourd’hui. Il a été remplacé par celui d’agression sexuelle, mais les accusations doivent être celles qui étaient en place au moment des gestes reprochés.

Les accusations sont en lien avec des événements qui seraient survenus entre septembre 1974 et janvier 1983 à Mont-Joli et à Saint-Zénon-du-Lac Humqui.

L’octogénaire a été arrêté le 28 septembre 2023 et libéré sous promesse de comparaître le 3 octobre, ce qu’il a fait au palais de justice de Mont-Joli.

À noter qu’il s’agit d’un dossier différent de celui pour lequel un procès a débuté en janvier et s’est poursuivi la semaine dernière au palais de justice de Rimouski.

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