2e procès de Ronald Audet : la Couronne poursuit sa preuve
Témoignage de la policière qui a informé l’accusé des accusations auxquelles il fait face
Le 2e procès de Ronald Audet, ce Mont-Jolien de 88 ans qui fait face à trois chefs d’accusation en matière de crimes sexuels, se poursuit ce mercredi pour une deuxième journée avec le témoignage de la policière qui a informé l’accusé des accusations auxquelles il fait face et qui lui a expliqué les procédures judiciaires.
Son témoignage a été suivi par l’écoute de l’enregistrement vidéo de la rencontre de l’accusé avec la policière du 28 septembre 2023.
Elle lui a alors expliqué les trois chefs d’accusation portés contre lui et ce qu’ils signifient et elle lui a rappelé à quelques reprises son droit au silence et son droit à un avocat.
L’écoute de la rencontre devrait se poursuivre mercredi après-midi. Par la suite, il devrait rester un dernier témoin pour le ministère public avant de passer à la preuve de la défense.
Les avocates impliquées sont Me Marie-Pierre Chicoine-Côté pour le ministère public et Me Caroline Bérubé pour l’accusé. Le procès est entendu par le juge James Rondeau. Il est prévu pour une durée de quatre jours.
La plaignante à huis clos
La journée de mardi a été consacrée au témoignage et au contre-interrogatoire de la plaignante qui s’est fait à huis clos.
Le juge Rondeau a rappelé que les procédures judiciaires sont généralement publiques, mais qu’exceptionnellement le huis clos peut être ordonné pour s’assurer qu’un témoin ne soit pas intimidé par la présence du public ou de représentants des médias.

Le juge James Rondeau a aussi réitéré l’ordonnance de non-publication de tous détails permettant d’identifier la victime.
Attentat à la pudeur et grossière indécence
Ronald Audet fait face à deux chefs d’accusation d’attentat à la pudeur et à un chef de grossière indécence. Le vocable attentat à la pudeur n’existe plus aujourd’hui. Il a été remplacé par celui d’agression sexuelle, mais les accusations doivent être celles qui étaient en place au moment des gestes reprochés.
Les accusations sont en lien avec des événements qui seraient survenus entre septembre 1974 et janvier 1983 à Mont-Joli et à Saint-Zénon-du-Lac Humqui.
L’octogénaire a été arrêté le 28 septembre 2023 et libéré sous promesse de comparaître le 3 octobre, ce qu’il a fait au palais de justice de Mont-Joli.

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