Déficit de 10 M$ : des emplois au CSS des Phares en danger
Diminution des services offerts aux élèves
Une centaine d’employés du Centre de services scolaire des Phares ont manifesté, vendredi matin, devant le centre administratif de l’organisation à Rimouski, pour dénoncer les compressions budgétaires annoncées et leurs répercussions appréhendées sur les services aux élèves et les conditions de travail du personnel.
Les syndicats affirment que les mesures de redressement envisagées pour faire face à un important déficit accumulé et anticipé entraîneront une réduction du personnel dans les écoles ainsi qu’une diminution des services offerts aux élèves.
Pour l’année 2024-2025, le Centre de services scolaire des Phares a cumulé un recul de 3,9 M$. Sa direction a ajouté 6 M$ à cette somme pour 2025-2026.
Des membres du personnel de soutien, comme des conseillers pédagogiques, des orthophonistes ou des travailleurs sociaux, risquent ainsi de perdre leur emploi.
« Les compressions annoncées auront des effets directs sur les professionnels de l’éducation et
conséquemment sur les équipes-écoles, déjà en nombre insuffisant pour répondre aux besoins des
élèves. Chaque poste coupé signifie moins de services, plus de délais et des situations qui se
détériorent. Sur le terrain, ces spécialistes sont à bout de souffle face à une charge de travail et des
problématiques croissantes. Réduire leur nombre, c’est aggraver les difficultés, épuiser davantage le
personnel et augmenter les arrêts de travail. Cette logique est à la fois incohérente et irresponsable »
mentionne Jacques Belles-Isles.
Selon eux, ces compressions risquent également d’accentuer les problèmes de santé et de sécurité au travail.
« C’est fini l’époque où nous étions seuls dans les écoles. Nous avons besoin de soutien pour nos élèves, de conseils et d’équipes pour analyser les situations. Les plans d’intervention et les protocoles ne s’appliquent pas par magie. La pression sur le dos des profs a atteint son maximum, il va falloir le comprendre », a déclaré la présidente du Syndicat de l’enseignement de la région de la Mitis (SERM-CSQ), Sylvie Lefebvre.
Principaux perdants
Les syndicats affirment que les décisions budgétaires prises à l’extérieur du milieu scolaire auront des conséquences directes tant pour les travailleurs que pour les élèves, qu’ils considèrent comme les principaux perdants de cette situation.
« C’est déjà très difficile sur le terrain, nous n’imaginons pas ce que ce sera pour la prochaine année
scolaire. Nous verrons à potentiellement organiser d’autres actions pour dénoncer la situation », croit la présidente du Syndicat du soutien scolaire des Phares, Marie-Ève Leblanc.

Les organisations syndicales estiment que les employés vivent quotidiennement des réalités difficiles dans les établissements scolaires, notamment en raison de situations de violence, d’un manque de cohérence dans les interventions et de

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