Rimouski : le conseiller du maire part et dénonce l’administration
« Habituée à faire la pluie et le beau temps »
Quelques mois après son embauche, le conseiller politique du maire de Rimouski, Matthieu Leclerc, confirme son départ.
« J’ai accepté une proposition professionnelle que je ne pouvais pas refuser. Je suis fier d’avoir été le premier conseiller politique à la Ville de Rimouski », a-t-il indiqué sur sa page Facebook.
Monsieur Leclerc termine son message en laissant entendre que l’intégration d’un conseiller politique au sein de l’administration municipale n’était pas chose simple.
« L’intégration d’un seul conseiller politique dans une ville comporte son lot de défis et de changements de culture. Ce n’est pas chose aisée d’en être le seul porte-parole face à une administration municipale habituée à faire la pluie et le beau temps ».
Avant de quitter, Matthieu Leclerc dit avoir transmis des recommandations au maire pour « faciliter l’intégration de cette fonction pour limiter la résistance naturelle de l’administration municipale face à l’intégration d’un seul conseiller politique qui forme à lui seul le cabinet du maire de Rimouski. »
Le maire réagit
Le maire Guy Caron réagit aux propos de son ancien conseiller politique. « Je lui souhaite la meilleure des chances pour ses nouvelles fonctions. C’est regrettable qu’il ait eu cette perception de l’administration après ses deux mois de passage, mais ce n’est certes pas celle du conseil municipal ni la mienne. Le politique a son rôle, qui est de déterminer la direction à prendre. L’administratif a le sien, qui est de déterminer comment l’on s’y rend. Et nous avons très bien travaillé de cette manière depuis mon arrivée. »
Des enjeux de plus en plus complexes
En février, le conseil municipal de Rimouski avait autorisé l’embauche d’un conseiller politique pour la mairie.
« Les villes sont des gouvernements de proximité. Les enjeux sont de plus en plus complexes. Le personnel administratif de la ville n’est pas politique. Donc, c’est la mairie qui doit s’en occuper. On fait affaire avec de multiples ministères. On doit préparer des dossiers pour ces gens-là pour solliciter des rencontres. Une autre tâche de ce conseiller sera au niveau des communications. Les députés ont des adjoints. Certains traitent avec le public et d’autres font l’analyse de dossiers et ils conseillent le député sur des enjeux politiques », avait indiqué le maire Guy Caron.

Depuis que les villes de 50 000 habitants ont le droit d’avoir un conseiller politique pour la mairie, plusieurs villes, dont Drummondville, Victoriaville et Granby, sont allées de l’avant, « des villes comparables à Rimouski », estime monsieur Caron.
Le salaire du futur conseiller politique est évalué à 80 000$ par année. La conseillère du district de Saint-Germain, Élise Gagnon, s’était opposée à la résolution entourant les conditions de travail du futur employé.

Par