Claude Doiron : le procès s’amorce avec le début de la preuve
Le DPCP prévoit faire entendre deux témoins
Le procès de l’ancien porte-parole de la Sûreté du Québec pour l’Est-du-Québec, Claude Doiron, accusé d’agression sexuelle sur une personne mineure, s’est amorcé lundi au palais de justice de Percé avec le début de la preuve du ministère public.
Représenté par Me Louis-Philippe Desjardins, le Directeur des poursuites criminelles et pénales prévoit faire entendre deux témoins.
Le procès, qui se déroule devant le juge de la Cour du Québec, Pierre Lortie, doit s’échelonner sur deux semaines.
Comme le prévoit la procédure, chacun des témoins du ministère public doit d’abord livrer son témoignage avant d’être contre-interrogé par l’avocat de la défense, Me Jean-François Boucher.
Une fois la preuve de la poursuite complétée, la défense présentera à son tour sa version des faits. Me Boucher a indiqué qu’il entendait faire comparaître plusieurs témoins.
Personne de moins de 14 ans
Claude Doiron fait face à des accusations d’agression sexuelle, de contacts sexuels et d’incitation à des contacts sexuels sur une personne âgée de moins de 14 ans relativement à des événements qui seraient survenus à Cloridorme, en Gaspésie, entre le 1er mai et le 30 septembre 1988.
Une seule présumée victime est visée par le dossier.
Le mandat d’arrestation de l’ex-policier a été émis le 14 juin 2023 à la suite d’une enquête menée par la Direction des affaires internes de la Sûreté du Québec. Il a comparu une première fois devant le tribunal le 26 juin 2023 et n’a jamais été détenu dans cette affaire.
Au terme de son enquête préliminaire, le 24 avril 2024, Claude Doiron avait choisi d’être jugé par un juge seul de la Cour du Québec. Les témoignages entendus à cette étape étaient visés par une ordonnance de non-publication.


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