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Possible agression sexuelle : le procès de Claude Doiron a repris

Ajourné pour permettre aux parties d’analyser un complément de preuve de la poursuite
Claude Doiron (Photo courtoisie SQ)

Ajourné depuis mardi après-midi pour permettre aux parties d’analyser un complément de preuve de la poursuite, le procès de l’ex-porte-parole de la Sûreté du Québec pour l’Est-du-Québec, Claude Doiron, a repris ce vendredi au palais de justice de Percé.

Le débat de la journée a porté sur les photographies de la victime prises dans la région de Montréal avec une inscription manuscrite à l’arrière situant ces photos à l’été 1988, moment de la présumée agression sexuelle.

La plaignante assure qu’il s’agit d’une erreur et que c’est en 1989 qu’elle a passé l’été à Montréal. Elle a présenté ce vendredi d’autres photos qui elles sont datées de 1989. La défense a présenté une requête pour accéder aux originaux de ces photographies et les soumettre à une expertise.

Attouchement et masturbation

Le procès en est toujours au contre-interrogatoire de la plaignante, le deuxième témoin cité par le ministère public représenté par Me Louis-Philippe Desjardins. Elle a notamment raconté que Claude Doiron se serait livré à des attouchements sur elle en plus de se masturber en lui demandant de la toucher.

Chaque témoin du ministère public doit livrer sa version des faits avant d’être contre-interrogé par l’avocat de l’accusé, Me Jean-François Boucher.

Après le ministère public, ce sera à la défense de présenter sa preuve. Me Boucher a mentionné avoir plusieurs témoins à faire entendre. Le procès devrait théoriquement prendre fin vendredi prochain (19 juin) puisqu’il avait été prévu pour deux semaines.

Des événements remontant à 1988

Doiron est accusé d’agression sexuelle, de contacts sexuels et d’incitation à des contacts sexuels sur une personne de moins de 14 ans pour des événements qui se seraient produits en 1988 à Cloridorme, en Gaspésie. À cette époque, il n’était pas policier.

Le mandat d’arrestation à l’encontre du policier a été émis le 14 juin 2023, à la suite d’une enquête de la Direction des affaires internes de la SQ.

Il a comparu une première fois le 26 juin 2023. Il n’a jamais été détenu en lien avec ses accusations.

Suspendu de ses fonctions par la SQ, Claude Doiron devait quitter pour la retraite le 28 juin 2023, 14 jours après son arrestation.

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