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Procès de Claude Doiron : plaidoiries le 18 novembre

Fin du contre-interrogatoire de l’accusé
Claude Doiron est accusé d’agression sexuelle pour des événements remontant à 1988. (Photo courtoisie)

Le procès de l’ex-porte-parole de la Sûreté du Québec dans l’Est-du-Québec, Claude Doiron, accusé d’agression sexuelle sur une personne mineure, s’est terminé jeudi après-midi (18 juin) par le contre-interrogatoire de l’accusé, à la suite de quoi l’avocat de la défense, Me Jean-François Boucher, a déclaré sa preuve close. Les plaidoiries ont été fixées au 18 novembre au palais de justice de Percé.

Lors de cet exercice, les deux parties tenteront de convaincre le juge de la Cour du Québec, Pierre Lortie, qui a entendu les deux semaines de procès. De nombreux témoins ont défilé à la barre, dont la plaignante et l’accusé.

Le procès a débuté par la preuve du ministère public représenté par Me Louis-Philippe Desjardins. Il a notamment fait témoigner la plaignante qui était âgée de 12 ans au moment des faits et dont l’identité est protégée par une ordonnance de non-publication.

Elle a notamment raconté que Claude Doiron se serait livré à des attouchements sur elle en plus de se masturber en lui demandant de la toucher. Les agressions se seraient produites dans un véhicule rouge, le long de la route 132 à Cloridorme, en Gaspésie, à l’été 1988.

L’accusé nie catégoriquement

L’accusé, maintenant âgé de 63 ans, mais qui en avait 25 à l’époque, nie catégoriquement les faits racontés par la plaignante.

Il a mentionné au juge ne pas être un abuseur d’enfant.

Doiron dit que les gestes décrits par la plaignante ne sont jamais arrivés et qu’il vit comme dans une prison depuis le dépôt des accusations, il y a trois ans. Il mentionne avoir sombré dans une profonde dépression après le dépôt des accusations.

Il affirme que c’est une histoire inventée et indique ne pas savoir pourquoi.

La preuve de la défense

La preuve de la Défense a débuté le 15 juin au palais de justice de Percé. L’avocat de la Défense a notamment fait témoigner la conjointe de l’accusé qui était déjà en couple avec lui au moment des événements allégués, mardi.

Elle a raconté avoir cru à un canular lorsqu’elle a été rencontrée par des enquêtrices aux normes policières. Elle a mentionné que son conjoint était un homme droit.

Tout comme l’accusé, elle raconte que Claude Doiron conduisait un véhicule bleu à l’été 1988 alors que la plaignante mentionne que les agressions ont eu lieu dans un véhicule rouge.

Claude Doiron est accusé d’agression sexuelle, de contacts sexuels et d’incitation à des contacts sexuels sur une personne de moins de 14 ans pour des événements qui se seraient produits en 1988. À l’époque, l’accusé n’était pas policier.

Le mandat d’arrestation à l’encontre de Doiron a été émis le 14 juin 2023, à la suite d’une enquête de la Direction des affaires internes de la SQ. Une policière est notamment entrée en contact avec l’accusé en utilisant le Messenger de la plaignante

Il a comparu une première fois le 26 juin 2023. Il n’a jamais été détenu en lien avec ses accusations.

Suspendu de ses fonctions par la SQ, Claude Doiron devait quitter pour la retraite le 28 juin 2023, 14 jours après son arrestation.

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