Damabois : mobilisation pour la réouverture des usines
La communauté gaspésienne veut permettre aux 125 employés de retrouver leur travail
La communauté gaspésienne se mobilise afin de permettre la réouverture des usines Damabois de Saint-Damase et de Cap-Chat fermées depuis le 1er juillet.
Député, préfets, maires et organisation syndicale de la région demandent au gouvernement du Québec d’intervenir rapidement afin d’éviter des fermetures définitives et de permettre aux 125 employés de la région de poursuivre leur travail.
Les usines de Damabois vivent d’énormes difficultés depuis la mise en place de mesures de protection du caribou en Haute-Gaspésie par le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs.
Depuis mai 2023, aucune récolte de bois ne peut être effectuée dans 90 % du territoire d’approvisionnement traditionnel de l’entreprise, ce qui a occasionné des coûts supplémentaires d’approvisionnement évalués à 10 millions $ pour l’entreprise.

Les deux usines ont ainsi dû cesser temporairement leurs activités les 1er et 2 juillet derniers pour une durée indéterminée.
Dans un contexte où le marché du bois est déjà sous pression, la communauté gaspésienne se mobilise et demande au gouvernement du Québec d’intervenir rapidement.
Rencontre avec le gouvernement demandée
Une rencontre d’urgence entre le gouvernement du Québec et les représentants de l’entreprise est demandée. L’entreprise tente depuis plusieurs mois d’obtenir un plan de sauvetage avec le gouvernement, mais sans succès. Cette absence de solution compromet les activités d’une entreprise de chez nous et fragilise un secteur important pour l’économie régionale.
« La région ne peut pas se permettre la fermeture définitive de deux usines, ce qui fragiliserait l’économie locale. Ce sont 125 familles de notre région qui sont directement touchées. On ne parle pas seulement d’emplois, mais aussi de la vitalité de nos municipalités. Chaque semaine qui passe sans geste concret du gouvernement aggrave la situation », insistent les élus et intervenants.
« Bien que le contexte international et la guerre commerciale avec les États-Unis ajoutent une pression sur l’entreprise familiale, ce sont surtout des décisions du gouvernement du Québec qui ont placé l’entreprise dans une situation de précarité financière. Nous demandons aux différents ministres responsables, M. Drainville, Mme Champagne Jourdain ainsi que Mme Déry, de trouver des solutions conjointement avec l’entreprise », ajoutent-ils.
Les signataires sont :
· Pascal Bérubé, député de Matane-Matapédia
· Sylvain Tanguay, préfet de la MRC Haute-Gaspésie
· Chantale Lavoie, préfète de la MRC de La Matapédia
· Simon Deschênes, maire de Sainte-Anne-des-Monts
· Marie-Eve Godbout, mairesse de Cap-Chat
· Yves Sohier, maire de La Martre
· Renée Gasse, mairesse de Marsoui
· Roberge Castonguay, Maire de Rivière-à-Claude
· Magella Émond, maire de Mont-Saint-Pierre
· Martin Carrier, maire de Saint-Damase
· Martin Dugas, représentant National UNIFOR

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