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Graffitis à Rimouski : un citoyen sonne l’alarme

Pierre Chassé dénonce leur apparition sur des bâtiments publics et privés de la ville
Plusieurs « signatures » sont présentes près des nouvelles constructions à Rimouski. (Photo Le Soir.ca-Rosalie Lepage)

L’ex‑conseiller municipal de Rimouski, Pierre Chassé, dénonce l’apparition de nombreux graffitis sur des bâtiments publics et privés de la ville. Après avoir constaté que des lieux fraîchement nettoyés étaient de nouveau vandalisés, il a décidé de prendre la parole publiquement, à la fin juin.

Monsieur Chassé lance un appel à la vigilance et à la solidarité à la population rimouskoise. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, il pointe plusieurs graffitis portant une « signature » visible à différents endroits dans la ville.

« Je me suis rendu compte que c’était encore ça […] puis je l’ai vu ailleurs en ville aussi, un peu partout. Si on ne se lève pas pour prendre la parole, pour défendre nos propriétés et nos lieux, au moment où la ville grossit de plus en plus, c’est facile de la laisser aller. »

Selon lui, ces marques répétitives révèlent un problème qui dépasse la simple dégradation matérielle. Il ajoute que la fierté rimouskoise doit se traduire par une vigilance accrue et une réaction commune face aux actes de désordre.

Plusieurs installations du Complexe sportif Guillaume-Leblanc sont touchées. (Photo courtoisie)

Parmi les cas récents, il cite l’abri près de la piste d’athlétisme que la Ville avait nettoyé quelques semaines plus tôt.

« Je viens de voir la Ville tout nettoyer ça à l’acide et remettre tout ça beau. Ça fait moins d’un mois. Tout de suite après, il y a eu des graffitis dessus. »

Il mentionne aussi la roulotte de chantier neuve installée devant l’école Paul‑Hubert. Elle a été vandalisée dès son arrivée dans le stationnement de l’établissement d’enseignement.

Vigilance citoyenne

Monsieur Chassé reconnaît que la Ville pourrait renforcer certains moyens de protection, mais il reste prudent devant l’idée d’ajouter des caméras.

« J’ai toujours craint le concept de Big Brother, ce n’est pas le genre de société que je souhaite. »

Pour lui, la solution repose d’abord sur la communauté. « Il faut faire en sorte que les personnes qui font ça se sentent inconfortables, qu’elles sachent qu’il y a des gens qui surveillent. »

(Photo courtoisie)

Il rappelle que le phénomène demeure limité. « Dans le pire des cas, ce sont quelques personnes seulement qui font ça, mais tout le monde paie.  Rimouski se transforme et rayonne, mais cette dynamique est parfois gâchée par une recrudescence inacceptable de graffitis et d’actes de vandalisme sur nos infrastructures communes », exprime l’ex-conseiller municipal.

Pierre Chassé encourage les personnes qui reconnaissent le style et la signature ou qui possèdent des informations sur l’identité de celui ou ceux qui vont ces graffitis à communiquer avec la Sûreté du Québec.

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