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Dindon sauvage : comptez-les et observez-les

Premier grand décompte public de l’espèce
Tout citoyen est invité participer à ce grand décompte provincial du dindon sauvage.(Photo FédéCP)

Une première dans les annales de la chasse du dindon sauvage, un vaste décompte d’envergure provinciale est en cours depuis le 1er juillet. Elle rejoint la communauté des chasseurs, pêcheurs, bref, tous les observateurs et citoyens de partout au Québec.

Un étudiant au doctorat à l’Université Bishop’s et à l’Université de Sherbrooke, Eric Phendler, lance ce projet afin d’approfondir les connaissances sur les populations et l’écologie du dindon sauvage au Québec, et d’appuyer, par des données inédites, la gestion durable de l’espèce.

Les statistiques de récolte de 2025 révèlent un prélèvement de 10 026 grands oiseaux gibiers. Des estimations approximatives établiraient à plusieurs milliers le nombre de dindons sauvages répartis dans la majorité des zones de chasse.

L’espèce a véritablement pris son envol au Québec au début des années 1980. On avait la preuve que le dindon n’était pas juste de passage, mais qu’il s’installait en permanence. Sa nidification a été formellement confirmée en Estrie en 1984.

Des lâchers de dindons ont eu lieu de 2003 à 2013. Les oiseaux provenaient de l’Outaouais, du côté américain et de l’Ontario. En tout, 700 dindons ont été relocalisés. Puis, les oiseaux ont poussé leur répartition naturelle de l’Outaouais jusqu’au Bas-Saint-Laurent et traversé la Réserve des Laurentides jusqu’au Saguenay–Lac-Saint-Jean. Des observateurs en voient en Gaspésie et dans la Baie-des-Chaleurs.

« J’adore les dindons »

« Je suis un chasseur qui adore particulièrement le dindon sauvage. J’ai toujours été curieux de sa gestion et de la réglementation. Comme étudiant universitaire au doctorat, j’ai décidé de l’étudier moi-même et de partager les fruits de mes recherches. J’ai la chance d’avoir des partenaires qui croient en mon projet de recensement, comme les Universités Bishop’s et Sherbrooke, le ministère de la Faune, la FédéCP et Héritage Faune. Ainsi que des partenaires privés comme les caméras Spypoint, les vêtements Connec et Mitacs, un organisme national de recherche sans but lucratif », précise Eric Phendler.

Eric Phendler (Photo courtoisie)

Se disant très confiant de la force des 550 000 chasseurs, 715 000 pêcheurs, 7 000 trappeurs, et les autres, le futur docteur en écologie du dindon sauvage demande leur d’ouvrir l’œil; et le bon, pour l’aider au décompte des grands oiseaux. « J’ai totalement confiance en leur collaboration », dit-il.

Eric a recours à un mode de recensement utilisé aux États-Unis depuis 50 ans. « On suit un protocole précis. Les dindons sont plus visibles au printemps à la période de l’accouplement, on voit plus loin dans les champs, il n’y a pas de végétation. À partir de juillet, on a la chance de voir les effets de la reproduction et les jeunes. On a ainsi plus de données à l’été et on peut mesurer s’il y a augmentation dans certaines régions ou de la stabilité des populations, si des femelles ont des jeunes ou non avec elles, et établir le ratio mâle – femelle, et aussi de constater le taux de survie des mâles après les saisons de la chasse. »

Sur le site du sondage, on retrouve les caractéristiques des oiseaux pour aider à identifier le mâle de la femelle. Au-delà de l’obtention de son doctorat, l’objectif d’Eric Phendler est de recueillir toutes les données possibles pour alimenter la gestion actuelle et future de l’espèce par le ministère de la Faune et assurer le suivi annuel de l’évolution de l’espèce.

« Ouvrez le sondage et enregistrez votre observation. Une participation prend environ 30 secondes. Afin de noter rapidement chacune de vos observations, ajoutez le sondage à votre écran d’accueil. Participez à ce décompte annuel du dindon sauvage en ligne à : https://arcg.is/1CyXa12.

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