Damabois : activités suspendues à sa deuxième usine de Cap-Chat
Mise à pied indéterminée de 25 autres employés
Le Groupe Damabois a suspendu les activités de sa deuxième usine de Cap-Chat, entraînant la mise à pied pour une durée indéterminée de 25 employés.
Avec les fermetures récentes des usines de Bois Chic-Chocs à Cap-Chat et de Saint-Damase-de-Matapédia, environ 75 travailleurs sont désormais touchés.
L’entreprise attribue ces fermetures aux mesures de protection du caribou de la Gaspésie, affirmant qu’elles limitent fortement son approvisionnement en bois depuis 2023.
Sa direction réclame une aide financière d’urgence du gouvernement du Québec et souhaite rencontrer rapidement la ministre des Ressources naturelles et des Forêts, Kateri Champagne Jourdain.
Des élus régionaux ont également demandé une intervention rapide de Québec, estimant que les conséquences des mesures de protection du caribou ne devraient pas être assumées uniquement par les communautés de la Haute-Gaspésie.
Inadmissible aux programmes gouvernementaux
Damabois soutient par ailleurs qu’elle n’est admissible ni aux récents programmes provinciaux ni aux aides fédérales destinées à l’industrie forestière.

De passage le 10 juillet dernier à Matane, le ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie, Bernard Drainville, a rencontré des représentants de la compagnie.
En plus de compensations financières pour les pertes encourues depuis les mesures de protection du caribou restreignant son territoire d’approvisionnement, Damabois souhaiterait transformer son usine de résineux de Cap-Chat en usine de tremble, ce qui consoliderait sa position dans un produit qui est non taxé.

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