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Économie

Bas-Saint-Laurent : record de 1,165 milliard $ en construction

Hausse spectaculaire de 60 % en un an dans la région
Les investissements dans de nouvelles constructions ont augmenté de 50 % l’an dernier, surtout pour des immeubles à logements dans les centres urbains de Rimouski et de Rivière-du-Loup. (Photo courtoisie)

L’an dernier, au Bas-Saint-Laurent, les dépenses en construction et en rénovation domiciliaires ont atteint un niveau record de 1,165 milliard $. C’est une très forte hausse de 60 % par rapport à l’année précédente.

La multiplication des chantiers de construction d’immeubles à logements et la décision de nombreux propriétaires de rénover plutôt que d’acheter une nouvelle maison ont contribué à ces chiffres exceptionnels.

Et la tendance se poursuit en 2026. Au Québec, la hausse des dépenses en construction et en rénovation pour 2025 se situe autour de 17 %. Déjà, l’augmentation est significative. Mais dans la région, les chiffres sont impressionnants.

Les investissements dans de nouvelles constructions ont augmenté de 50 % l’an dernier, surtout pour des immeubles à logements dans les centres urbains de Rimouski et de Rivière-du-Loup.

Pour ce qui est de la rénovation domiciliaire, les propriétaires du Bas-Saint-Laurent ont investi 771 M $ l’an passé.

C’est 300 M $ de plus qu’en 2024, une hausse de 62 %, la plus forte de toutes les régions de la province. Au total, les dépenses en construction et en rénovation dans la région ont augmenté de 431 M $ en 2025 par rapport à l’année précédente.

« Ces chiffres de l’Institut de la statistique ne sont pas ajustés selon la croissance des coûts de construction. Il y a une partie qui vient directement de la hausse du coût des matériaux et de la main-d’œuvre, mais c’est quand même assez extraordinaire et c’est beaucoup plus élevé que la moyenne provinciale. Donc, il y a beaucoup d’activité pour la rénovation et la construction neuve dans le Bas-Saint-Laurent », indique le directeur économique de l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ), David Goulet.

Déménager ou rester là

Pour lui, la forte hausse des dépen-ses en rénovation s’explique par deux facteurs. D’abord, l’augmentation des coûts des matériaux et la hausse des taux d’intérêt hypothécaires avaient amené de nombreux ménages à repousser leurs projets.

« Il y en a plusieurs en rénovation qui avaient été mis sur la glace. Là, on voit que les gens sont un peu plus confiants, malgré ce qui peut se passer sur la scène internationa-le, donc beaucoup de projets ont été de l’avant en 2025 », dit monsieur Goulet.

L’économiste constate que les gens optent davantage pour la rénovation en raison des coûts trop élevés des maisons neuves.

Le directeur économique de l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ), David Goulet. (Photo courtoisie)

« La maison ne fait plus leur affaire, mais ils hésitent à en acheter une nouvelle. Le coût des maisons neuves est rendu tellement élevé que beaucoup de ménages préfèrent maintenant rénover pour adapter leur propriété actuelle à leurs hausse des taux d’intérêt hypothécaires avaient amené de nombreux ménages à repousser leurs projets.

« Il y en a plusieurs en rénovation qui avaient été mis sur la glace. Là, on voit que les gens sont un peu plus confiants, malgré ce qui peut se passer sur la scène internationale, donc beaucoup de projets ont été de l’avant en 2025 », exprime monsieur Goulet.

Rénover plutôt que déménager

Devant le coût de plus en plus élevé des maisons neuves, de nombreux propriétaires du Bas-Saint-Laurent choisissent maintenant de rénover leur résidence actuelle plutôt que de déménager.

Une tendance particulièrement forte dans la région, selon l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ).

David Goulet constate que les ménages sont de plus en plus nombreux à investir dans leur propriété afin de l’adapter à leurs besoins plutôt que de se tourner vers une nouvelle maison.

« La maison ne fait plus leur affaire, mais ils hésitent à en acheter une nouvelle. Le coût des maisons neuves est rendu tellement élevé que beaucoup de ménages préfèrent maintenant rénover pour adapter leur propriété actuelle à leurs besoins. »

Selon l’APCHQ, le Bas-Saint-Laurent est d’ailleurs la région du Québec où cette tendance vers la rénovation est la plus forte. L’écart dans l’évolution des coûts contribue également au phénomène.

La hausse des coûts de rénovation a suivi à peu près l’inflation en 2025, à environ 3 %, tandis qu’elle s’est située autour de 8 % pour les constructions neuves.

« C’est sûr que ça n’explique pas toute la hausse de 50 % des dépenses pour de nouvelles maisons. Si on regarde les mises en chantier, il y a une bonne partie de la hausse qui vient de l’augmentation des coûts de construction, plus que de la construction elle-même. »

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