Partage d’images illicites : procès d’un policier de Témiscouata
Le procès de Simon Carrier a débuté à Rivière-du-Loup
Un policier de la Sûreté du Québec du poste de la MRC de Témiscouata, Simon Carrier, est accusé d’avoir exhibé des images illicites issues d’une enquête à des collègues pendant l’exercice de ses fonctions. Son procès a débuté le 14 septembre au palais de justice de Rivière-du-Loup. Il fait face à deux chefs d’accusation d’ordre sexuel.
Lydia Barnabé-Roy, Initiative de journalisme local- Infodimanche
L’homme est accusé d’avoir, entre le 8 juillet et le 10 octobre 2023 à Témiscouata (district de Kamouraska), La Romaine (district de Mingan), Rimouski (district de Rimouski) ou ailleurs dans la province, distribué ou rendu accessible des images intimes sans que les personnes concernées n’y aient consenti.
Il lui est aussi reproché d’avoir observé, par des moyens mécaniques ou électroniques, des personnes se trouvant dans des circonstances pour lesquelles il existait une attente raisonnable de protection en matière de vie privée, c’est-à-dire nues et se livrant à des activités sexuelles explicites tout en étant filmées.
En début de procès le 14 septembre en avant-midi, deux témoins ont été appelés à la barre. Ils ont partagé que Simon Carrier leur a montré des vidéos provenant d’un téléphone saisi pendant l’une de ses enquêtes.
Les images montraient des femmes nues s’adonnant à des actes sexuels et utilisant des jouets sexuels.
La Couronne questionnait les témoins sur l’endroit où devraient normalement se trouver les pièces à conviction et ce qu’ils faisaient avant de voir, sans le vouloir, les images illicites.
De son côté, la défense axait ses interventions sur les raisons pour lesquelles ils n’avaient pas dénoncé leur collègue à leurs supérieurs, et s’ils avaient initié eux-mêmes le visionnement des vidéos.
Emprisonnement maximal jusqu’à 14 ans
Pour l’accusation de publication, Simon Carrier est exposé à un emprisonnement maximal de 10 ans, ou de 14 ans advenant le cas où il savait qu’au moment de la réalisation de l’image intime, une agression sexuelle était commise sur la victime ou venait de l’être.
Dans le cas du voyeurisme, s’il est reconnu coupable, l’accusé est passible de 10 ans de pénitencier.
Les noms des victimes et des témoins dans le dossier sont frappés d’une ordonnance de non-publication protégeant leurs identités. Le procès se terminera le 18 septembre.


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