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Chasse et pêche

Chasser le cerf sur un tapis de champions à Anticosti

Ernie Wells en discute avec le chroniqueur Julien Cabana
Le chroniqueur Julien Cabana et son partenaire, Yvan Théberge (photo), ont quand même observé 60 cerfs en quatre jours de chasse, et faire un succès de leur chasse dans le secteur MacDonald, de SÉPAQ-Anticosti. (Photo courtoisie Julien Cabana – JdeQ)

Lors de la première partie de la saison, en septembre, les chasseurs et les guides ont travaillé fort pour récolter leurs deux cerfs sur l’Île d’Anticosti.

Le chroniqueur plein air du Journal de Québec, Julien Cabana, qui connaît bien les territoires de SÉPAQ-Anticosti, raconte, en entrevue à « Rendez-Vous Nature », qu’il a dû modifier sa façon de chasser pour obtenir le succès.

« Ça fait 48 ans cette année que je chasse sur Anticosti, où j’ai vécu toutes sortes de situations que je connaissais déjà. Et cette année, j’ai déjà chassé dans des conditions identiques. À chaque fois que les cerfs ont beaucoup de nourriture en forêt, ils n’y sortent pas. Habituellement en septembre, on peut les observer dans des plaines, des « swamps » ou des marais, en bord de mer, et on voit des cerfs qui viennent manger dans de vastes champs de foin. En septembre, ces lieux étaient désertés, on ne les voyait pas, raconte Julien , qui chassait dans le secteur McDonald, du côté Nord d’Anticosti,

Forêt dense et chablis

Et il a dû aller rejoindre le gibier, timidement retranché dans une forêt très dense, au travers des chablis, où les déplacements sont très ardus.

Des chablis sont des superficies parfois de grandes dimensions, où des arbres sont entremêles, couchés au sol par de forts vents.

Le chasseur doit enjamber, voire escalader ces obstacles souvent très hauts, se faufiler sans bruit pour trouver un passage, tout en ayant l’oeil ouvert, et le bon, dans l’espoir de « tomber » sur des ruminants au repos. Ce qui est très exigeant.

Lors de son récent séjour sur Anticosti, Julien Cabana a pu observer des cerfs comme celui-ci, à la couleur blanche sur une partie du corps. « Parfois, certains sont complètement blancs, des albinos », dit-il. (Photo courtoisie Julien Cabana – JdeQ)

« En forêt, croyez-le ou non, on marchait sur un tapis de champignons. Les cerfs en raffolent. Ils en mangeaient beaucoup, sans avoir à se déplacer pour se nourrir », raconte Julien, ajoutant que la végétation y était aussi abondante ». Heureusement, ajoute-t-il, SÉPAQ-Anticosti a ouvert de nouveaux sentiers, avec le broyeur forestier, afin de pénétrer la forêt anticostienne.

Et même en dépit de ces contraintes, le chroniqueur et son partenaire, Yvan Théberge, ont quand même observé 60 cerfs en quatre jours de chasse, faire un succès de leur chasse, comme quoi, quand la chasse est difficile sur l’île, le succès est au rendez-vous, et la satisfaction du chasseur est d’autant plus grande.

On peut entendre ou réentendre cette entrevue avec Julien Cabana, à « Rendez-Vous Nature », en cliquant sur le lien ci-dessus.

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