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Antoine et Nicolas Simard : passion familiale pour la boxe

Les valeurs véhiculées en coulisses leur parlent beaucoup
Antoine et Nicolas Simard (Photo IJL- Dominique Fortier)

Les frères, Antoine et Nicolas Simard, entretiennent une passion pour la boxe depuis plusieurs années. Cette flamme est toujours aussi vivante aujourd’hui.

Dominique Fortier, Initiative de journalisme local- La Voix Gaspésienne

Nicolas a 17 ans. Son grand frère en a 19. Les deux pratiquent les arts martiaux depuis qu’ils sont jeunes. L’attrait pour ce style de sport était donc déjà présent.

Toutefois, l’influence est aussi venue d’un endroit bien particulier. « À la maison, nous écoutions beaucoup les films de Rocky. Je dirais que ça vient davantage de là. Et nos parents nous ont encouragé à se lancer dans la boxe », exprime Nicolas.

Les deux frères naviguent dans l’univers de la boxe depuis sept ans. « L’approche est très différente lorsqu’on commence à un jeune âge. Oui, on voit la base de la boxe, mais ça demeure surtout des petits jeux physiques comme la course et les sauts. On ne nous assomme pas avec tous les détails techniques du combat afin de ne pas décourager les plus jeunes », explique Nicolas.

Les élèves n’ont aucune obligation à faire le saut vers les combats. Ils ont la pleine liberté de poursuivre les entraînements sans jamais devoir monter sur un ring dans un cadre compétitif.

D’ailleurs, comme le disent les deux frangins, plusieurs personnes décident de faire de la boxe simplement pour la discipline que ça apporte et la rigueur des entraînements.

« La boxe, c’est bien plus que des coups de poings, c’est beaucoup de cardio et d’exercice. Tous les muscles sont sollicités. Même ceux qu’on ignorait qu’on avait », ajoute le plus jeune des frères.

Antoine a commencé son parcours au sein de l’Académie des Arts martiaux de Matane. Ses études collégiales l’ont toutefois amené à poursuivre ses entraînements au sein du club de boxe de Rimouski.

« J’ai commencé la boxe surtout pour l’entraînent physique, confie Antoine. C’est aussi bon pour le mental. Puis quand j’ai vu Nicolas faire des combats, ça m’a donné le goût d’en faire aussi. J’en ai fait cinq avec le club de Matane puis j’ai poursuivi avec Rimouski. Jusqu’à maintenant, j’ai effectué 14 combats où j’ai décroché quatre victoires. J’ai aussi fait le Québec Open en 2025 où j’ai remporté une médaille d’argent. »

Du côté de Nicolas, il a fait six combats, dont deux victoires, avant de se tourner vers le côté entraîneur. « Je m’apercevais que les combats m’amenaient un haut niveau de stress que je voulais évacuer. En devenant entraîneur, la tension a baissé. C’est pour ça que je me sens maintenant plus à l’aise pour remonter sur le ring à quelques reprises. »

En 2023, Nicolas a participé aux Gants de bronze du Québec où il a décroché une médaille d’argent.

Simard VS Simard?

Jusqu’à maintenant, les deux frères ont combattu lors des mêmes galas, mais ils ne se sont jamais affrontés sur le ring. Puisqu’ils ne sont pas dans la même catégorie, la question ne se posait pas.

Mais hypothétiquement? « Non, je ne me sentirais pas à l’aise de taper sur mon frère », indique Nicolas. Ils se contentent donc de s’entraîner ensemble, mais ça n’ira pas plus loin. Évidemment, les conseils de coach Nico pour son frangin sont toujours les bienvenus.

On pourra quand même voir Nicolas et Antoine sur le ring dans les prochains mois. Un gala est prévu à Saint-Anaclet en novembre et un autre à Amqui en décembre. Il y aura aussi le super gala de boxe de Matane en 2027 où on verra possiblement un ou les deux frères Simard sur le ring.

Ce que la boxe leur a apporté

Pour Antoine, la boxe a été une grande source de défoulement. « Ça m’aide à faire réduire mon stress. En période d’examen à l’école par exemple, ça me permet de penser à autre chose et de me mettre dans un état d’esprit plus calme. »

Le grand frère ajoute que la boxe l’a toujours aidé à repousser ses limites. « Ça me pousse à toujours vouloir m’améliorer et en faire un peu plus. »

Pour Nicolas, les valeurs véhiculées en coulisses lui parlent beaucoup. « Je pense au respect qui est très présent. Il y a des boxeurs qui vont avoir une attitude dans la vie de tous les jours, mais qui est très différente lorsqu’ils sont dans l’univers de la boxe. Ça nous force aussi à apprendre à encaisser les coups et à se relever; à ne pas arrêter quand ça fait mal. »

Il mentionne aussi que les efforts sont rapidement visibles. « Lorsqu’on travaille sur un aspect et qu’on s’améliore, ça parait tout de suite. Mon cardio est meilleur qu’avant, je suis plus en forme. Mon mental est aussi plus solide. »

Le côté humain joue aussi un rôle important. Les frangins s’entendent pour dire que les rencontres, autant avec les entraîneurs que les autres boxeurs, sont importantes. Ils mentionnent notamment l’apport de l’entraîneur du club de Matane, Fred Coll.

« Pour nous, ça fait partie de nos vies puisqu’on le fait depuis tellement longtemps. On en retire que du positif. Et c’est un sport qui est ouvert à tous. Que ce soit pour l’entraînement, la discipline ou le volet compétitif, la boxe est ouvert à tout le monde, gars et filles, de tous les âges », concluent-ils.

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