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Base navale : une intention à confirmer de la part d’Ottawa

Maxime Blanchette-Joncas va demander une rencontre avec le ministre de la Défense nationale
Les maires de Matane, Mont-Joli et Rimouski, Eddy Métivier, Martin Soucy et Guy Caron, lorsqu’ils ont signé la déclaration d’intention. (Photo Le Soir.ca-Annie Levasseur)

Le député fédéral de Rimouski-Neigette–Mitis–Matapédia–Les Basques, Maxime Blanchette-Joncas, salue l’initiative des maires de Rimouski, Mont-Joli et Matane de tenter d’attirer une base de la Marine royale canadienne au Bas-Saint-Laurent. Il précise toutefois qu’il reste des choses à clarifier de la part d’Ottawa.

« Est-ce qu’il y a une réelle intention ? L’idée provient d’un vice-amiral, Angus Topshee, qui avait exprimé qu’il y avait une sous-représentation des francophones dans la Marine. Est-ce que le gouvernement fédéral a l’intention de mettre de l’avant une base navale dans l’Est-du-Québec pour avoir un recrutement francophone ? C’est une question qui est sans réponse à ce jour », dit-il.

Monsieur Blanchette-Joncas affirme avoir déjà posé des questions à la sous-ministre de la Défense à ce sujet, mais qu’aucune réponse officielle n’a été donnée. Il confirme qu’il va demander une rencontre avec le ministre de la Défense nationale pour appuyer la démarche régionale.

« Maintenant, je vais faire mon travail de député pour avoir des réponses à la volonté du projet. Il y a une intention claire exprimée des maires de la région. C’est un projet d’envergure. Est-ce qu’on veut dégager des sommes ? Je crois que nous avons beaucoup de potentiel dans notre région. Il va falloir une réponse plus tôt que tard parce qu’on ne peut pas faire travailler des gens sur des choses pour lesquelles nous n’avons pas de réponse », exprime le député.

Une offre à la Marine royale canadienne

Les maires Guy Caron, Martin Soucy et Eddy Métivier ont officialisé leur collaboration ce lundi 2 novembre. Ils sont conscients qu’aucune décision n’a été prise.

« Nous sommes ici pour offrir et dire que si l’on veut défendre le corridor maritime, nous levons la main et nous sommes solidaires. Il y a quand même un vice-amiral, qui est maintenant à l’état-major, qui a lancé un besoin au mois de février. Est-ce que ce besoin va se concrétiser ? Nous avons simplement levé la main pour dire que nous sommes prêts à accueillir une nouvelle base navale au Canada s’il y en a une », indique monsieur Soucy.

« Dans ce cas-ci, c’est l’offre qui peut créer sa propre demande. Nous sommes là pour dire que nous avons tout ce qu’il faut pour avoir une base navale en milieu francophone qui va faciliter votre recrutement. La Marine royale peut y voir une option intéressante. Si on attend qu’une offre soit faite avant d’exprimer notre intérêt, ce ne sera pas productif. Nous avons une solution à offrir au gouvernement à un problème qu’il a déjà défini », ajoute son collègue de Rimouski.

Eddy Métivier assure que le port de Matane serait en mesure d’accueillir une base militaire et que la région a le potentiel de recevoir un tel projet.

« Dans l’éventualité d’une base navale, ça amène son lot d’investissements et des possibilités de bénéficier des infrastructures actuelles en plus de voir comment elles pourraient être bonifiées. L’argumentaire que nous allons proposer à la Marine royale canadienne va en traiter », souligne Guy Caron.

L’aéroport de Mont-Joli. (Photo Le Soir.ca-Annie Levasseur)

Martin Soucy rappelle que Mont-Joli possède un aéroport avec une piste et des terrains qui ne nécessitent pas de dézonage, que Matane a un port en eau profonde et que Rimouski a le savoir.

« Je crois qu’éventuellement, si la Marine royale canadienne décide d’avoir une troisième base, nous possédons l’endroit idéal pour l’accueillir. C’est de l’oxygène nouveau qui arriverait au Bas-Saint-Laurent et il faut lever la main. Il y a des investissements majeurs qui vont se faire dans les Forces dans les prochaines années. »

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