Gouvernement du Québec
28.11.2020
Nouvelle de 17 h Un investissement de 6 M $ piétine faute de terrain

Un investissement de 6 M $ piétine faute de terrain

Un projet de centre funéraire qui pourrait entraîner un investissement de 6 M $ et créer des emplois à Rimouski piétine, depuis un an.

Les promoteurs ne souhaitent plus faire de déclarations publiques, mais veulent toujours procéder à la construction du futur centre funéraire, ont-ils confirmé au journal le soir. Le premier lieu convoité, le terrain et l’église Sainte-Agnès, à l’extrémité Est de la rue Saint-Germain, n’a pas encore abouti à une transaction. Un second lieu, le site de l’ancien garage municipal, a été suggéré aux promoteurs mais il a été par la suite vendu à d’autres, pour un projet d’hôtel.

On peut penser que les démêlés entourant la cathédrale de Rimouski, la Fabrique Saint-Germain, et l’Archevêché qui ont entraîné la création d’une nouvelle fabrique (de la Bienheureuse Élisabeth-Turgeon), n’ont pas facilité la conclusion d’une entente pour l’église de Sainte-Agnès. C’est cette nouvelle paroisse qui en est la propriétaire.

Méconnaissance

Christian Gagnon, de la Fabrique Élisabeth-Turgeon, confirme qu’après un certain relâchement, les discussions ont repris entre les deux parties. Il n’y a cependant pas d’offre d’achat.

Le journal le soir a également interpellé le directeur général de la Société de promotion économique de Rimouski (SOPER), Martin Beaulieu. « Comment un projet de cette ampleur au plan des retombées économiques peut-il piétiner aussi longtemps ? » lui avons-nous demandé. Il serait facile de blâmer la Ville ou la SOPER pour un manque d’initiative, mais la réponse serait ailleurs. Elle résiderait dans l’absence de terrains de grande envergure au centre-ville.

« Je ne peux pas commenter un dossier en particulier, mais je peux commenter la situation qui nous a amené là : c’est qu’il n’y a pas autant de terrains disponibles, au centre-ville, qu’on pourrait le penser. Tout l’accompagnement avec les promoteurs a été fait, mais l’enjeu est celui du terrain. Une fois qu’on tient compte de toutes les contraintes, comme la contamination, le zonage ou la taille, ce n’est pas facile de trouver le bon terrain, pour le bon projet », précise M. Beaulieu.

Ce dernier donne comme exemple la recherche qu’on a effectué pour trouver un emplacement pour les bureaux de la Sureté du Québec, poste de Rimouski. « Cela a pris deux ans pour le dénicher. »

Il y a aussi le problème du terrain de l’ancien centre commercial Cooprix, où rien ne peut être construit tant qu’un litige entre la Ville et le propriétaire n’est pas réglé. Les deux sites sont voisins et et l’endroit, près du fleuve, se veut convoité.

Démolir ou pas

Le manque de terrains disponibles est peut-être également le symptôme d’une méconnaissance des propriétaires fonciers, par rapport à leurs obligations. Tout comme pour la vieille partie restante de la Grande Place, de Groupe Sélection, un immeuble ne peut être démoli sans projet de remplacement. Cela fait peut-être en sorte que des propriétaires qui n’ont pas de projet, laissent simplement leur terrain sans vocation.

« Le terrain de l’église Sainte-Agnès est bien situé, mais si on veut construire à partir du bâtiment, il y a un risque. Une église, ce n’est pas un bâtiment standard. Ce terrain serait sans doute déjà occupé par un nouveau projet, s’il n’y avait rien eu dessus. Il a été proposé à plusieurs promoteurs. Le règlement oblige un projet de remplacement, mais le projet de remplacement n’est pas obligé de venir du propriétaire. J’aimerais bien que si des gens ont des terrains mais n’ont pas de projet, ils nous contactent pour qu’on puisse les offrir aux différents promoteurs. Si certains pensent qu’ils ont des terrains à valoriser, on sera heureux de collaborer avec eux », lance monsieur Beaulieu.

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