12.07.2020
Nouvelle de 18 h Nos producteurs forestiers font figure de pionniers

Nos producteurs forestiers font figure de pionniers

Développement durable

Les 9 050 membres du Syndicat des producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent (SPFBSL) ne s’inscrivent pas seulement dans la vague des préoccupations environnementales qui touche la population, ils l’ont devancée.

Après avoir été finaliste national pour le prix Environnement Hélène-Alarie de l’Union des producteurs agricoles (UPA, dont font partie les forestiers), avec son projet « Un coup de pouce à l’environnement et au développement durable », le Syndicat régional a déposé récemment un mémoire important.

Il demandait au gouvernement de légiférer et d’imposer un décret visant l’élimination graduelle des différents contenants faits de styromousse et de plastique dans le domaine bioalimentaire et dans celui des emballages commerciaux avec l’appui de divers intervenants et organismes de la région.

Le SPFBSL joignait alors la parole aux actes, confirmant qu’il mettait à la disposition des organismes et des gens de la région des assiettes, bols, verres et couverts compostables. Tous ces articles sont remis soit sous forme de commandites ou sont vendus au prix coûtant.

Défis

Pour 2020, la mise en marché, la poursuite du plan de développement durable et la lutte à la tordeuse des bourgeons de l’épinette seront les priorités, indique le directeur général du Syndicat, Charles Edmond Landry, en entrevue exclusive avec le journal le soir.

60 ans d’expertise

 « Historiquement, le Syndicat des producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent a une longue tradition de développement durable. Quand on parle de l’aménagement durable des forêts, cela a commencé ici, au Bas-Saint-Laurent. Cela remonte à il y a plus de 60 ans, avec les opérations Dignité et le Fonds de recherche de l’Université Laval qui était basé dans la Vallée de La Matapédia. On a commencé alors à aménager durablement nos forêts. Nous nous sommes organisés pour que notre forêt soit plus productive, mais en même temps, en étant respectueux de notre faune et de notre flore », estime monsieur Landry.

Charles Edmond Landry (Photo: courtoisie SPFBSL)

« Nous avons été des précurseurs. Plusieurs éléments nous le confirment. Si on regarde nos possibilités forestières, elles ont pratiquement doublé dans les 60 ans d’existence du Syndicat. Nous étions à environ un million de mètres cubes de bois solide et nous en sommes aujourd’hui à 1,95 million de mètres cubes. Nous n’avons pas détruit notre forêt, nous l’avons aménagée de façon durable. Cela fait que nous avons développé des programmes en partenariat avec les gouvernements », ajoute Charles Edmond Landry.

Parts de marché au Québec

Le territoire est vaste. Les producteurs sont principalement établis dans le Témiscouata, dans La Vallée, dans La Mitis et dans Rimouski-Neigette.

« Nous sommes présents dans toutes les municipalités du territoire. Le secteur forestier dans l’Est du Québec est un des principaux moteurs économiques de la région. Juste en termes de bois de forêt privé nous occupons environ 22 % du marché, au Québec. Et ça continue. On est en amélioration. Cette année, on devrait dépasser le record de mise en marché de bois de 1,23 million de mètres cubes solides. On vise 1,3 million. »

Importance historique

« Les groupements forestiers ont permis d’éviter la fermeture des villages au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie. Rappelons-nous pour bien comprendre l’importance du SPFBSL qu’il y a 60 ans, c’est en misant sur l’agriculture et la foresterie qu’on s’est dit qu’on allait se prendre en main. La forêt, on ne la laisse pas tomber, on s’en occupe. C’est une priorité. Nous n’arrêterons jamais de faire du développement durable, car si on cessait, nous serions les premiers à en souffrir. On n’a pas à s’inquiéter », tranche monsieur Landry.

Tordeuse

D’autre part, le printemps prochain, le SPFBSL souhaiterait obtenir plus de financement pour lutter contre l’épidémie de tordeuse des bourgeons de l’épinette. « Les enveloppes sont annoncées. Nous aurons 1,4 M$ ou 1,5 M$ et nous aurions besoin de 3 M$ pour bien faire le travail. Nous poursuivons nos discussions. Le gouvernement et nos élus sont à l’écoute. »

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