30.10.2020
Nouvelle de 17 h L’effet obtenu n’est peut-être pas celui escompté!

L’effet obtenu n’est peut-être pas celui escompté!

Politique municipale de soutien aux organismes à Rimouski

Alors que l’intention du conseil municipal de Rimouski était de clarifier la situation en ce qui a trait aux dons et subventions aux organismes socio-économiques, humanitaires, de sports et de loisirs, les choses ont plutôt l’air de se compliquer avec sa nouvelle politique.

C’est ce qui ressort de l’assemblée du conseil municipal, hier soir, alors que la directrice du Service des loisirs de la culture et de la Vie communautaire, Karine Desrosiers, a présenté la nouvelle façon de faire de la Ville. Le problème ne date pas d’hier. C’est au moins la troisième administration municipale à essayer de se donner des critères plus serrés que la politique précédente.

Une analyse plus rationnelle est maintenant effectuée à l’aide d’une grille d’évaluation qui tient compte notamment du nombre de participants, de la part de ceux-ci qui sont des résidents de Rimouski, des sources de financement et de la gestion de l’organisation. Mais il y a quand même des contradictions.

Après la confirmation par le conseil d’une première vague de subventions de 326 475 $ « à répartir en conformité avec la (nouvelle) Politique de soutien aux organismes de la Ville de Rimouski », Karine Desrosiers a précisé notamment que sur 55 organismes concernés par la catégorie sport, plein air, vie communautaire et culture, 38 (69%) ont vu ou verront leur subvention augmenter.

Second volet plus tard

Madame Desrosiers a aussi expliqué que le même exercice concernant le second volet de la Politique, celui réservé aux fondations et événements, reste à être complété. « Les demandes pour le premier volet étaient de 900 424 $, pour un budget de 326 000 $. La demande excède donc largement le budget. Par contre, il faut aussi considérer les services rendus par la Ville, comme le prêt de locaux ou du soutien professionnel », précise-t-elle aussi.

Karine Desrosiers expliquant les nouvelles normes, lors de la séance du conseil municipal. (Photo: journallesoir.ca, Pierre Michaud)

Le Fury gagne… et perd

Parmi les 31 % qui subissent une perte, il y a le Club de soccer le Fury. Ironiquement, pendant qu’on confirmait ces coupures, ce même lundi soir, la Ville déposait sa demande de subvention pour la construction d’un stade fermé qui permettra la pratique… du soccer. La Ville consentait aussi à verser 10 000 $ pour une offre de visibilité en vue du gala de boxe professionnelle qui aura lieu le 21 février. Des membres du conseil se sont opposés à cette décision, dont Virginie Proulx et Sébastien Bolduc. Des choix sont critiqués.

34 000 $ de moins pour le Fury

 « Selon les chiffres que vous nous avez présentés, ce sont 34 000 $ de moins pour le Club de soccer Le Fury, ce qui représente une diminution de 61 % de la contribution de la Ville de Rimouski. J’aimerais qu’on m’explique comment le processus se veut équitable, même si nous sommes assez d’accord avec l’idée de partager avec les autres clubs. Comment en arrive-t-on à un calcul qu’on dit équitable avec votre nouvelle grille ? », a interrogé la présidente du Club Fury, Andrée-Anne Bastien.

« Je suis convaincu que vous pourrez obtenir des explications sur les tenants et aboutissants (de la nouvelle politique) en rencontrant madame Desrosiers. Elle pourrait potentiellement, aussi, vous conseiller pour apporter certaines modifications à votre structure qui permettraient des ajustements au fil des prochaines années », a répondu le maire, Marc Parent.

La présidente du Fury a dit être « Contente d’entendre qu’on peut avoir des accompagnements et faire des ajustements, car en étudiant la grille de notre côté, on en déduisait que plus la qualité et plus la pondération étaient élevées pour certaines sphères, donc favorables, plus ça diminuait la contribution. »

Souliers et ballon

Monsieur Parent semble croire que le Fury peut rationnaliser ses dépenses. Il a ajouté à ce propos, ce matin, sur les ondes de CFYX-FM : « En théorie, (pour) jouer au soccer, tu as besoin d’une paire de souliers, d’un ballon et d’un terrain de gazon. Les autres frais, ce sont des choix « personnels » que l’organisation fait. »

Cela a heurté certaines personnes qui y ont vu un mépris pour l’organisation et le sport du soccer.

Dissociés de la boxe

« Les membres du conseil qui se sont dissociés entre autres avec la résolution de la subvention au gala de boxe sont alignés sur leur pensée. Ils font comme ils ont fait l’an dernier. La boxe n’est pas nécessairement un sport qui intéresse tout le monde, mais, de façon majoritaire, le conseil croit que c’est une activité qui doit être soutenue financièrement. En termes de visibilité, ce sont de belles retombées économiques pour Rimouski », a aussi mentionné Marc Parent hier soir, après la séance du conseil.

Suivez-nous sur les réseaux sociaux



   

Inscrivez-vous à notre infolettre

Télécharger l'application web du journal le soir

Télécharger
×