22.10.2020
Actualités Manifestation en appui aux autochtones à Rimouski

Manifestation en appui aux autochtones à Rimouski

Le mouvement d’appui à la première nation Wet’suwet’en a rejoint Rimouski ce matin.

La rédaction du journal le soir vient de recevoir le communiqué suivant:

« Ce matin vers 10h, des manifestant.e.s se sont mobilisé.e.s afin de bloquer la voie ferrée, à l’intersection de l’Avenue de la Cathédrale et de la Rue Saint Jean
Baptiste Ouest à Rimouski. Le blocage s’inscrit dans le mouvement de solidarité avec la nation Wet’suwet’en actuellement déployé partout sur le territoire. »

« Malgré l’annonce de retrait la GRC il y a 4 jours, les personnes qui sont présentement sur le territoire Wet’suwet’en ont confirmé hier qu’il y avait toujours une importante présence policière sur leur territoire, en plus d’une augmentation de la surveillance et du harcèlement sur les lieux. La demande des chefs héréditaire est simple : ils demandent le retrait total de la GRC du territoire Wet’suwet’en et l’arrêt des travaux pour entrer en négociation avec le gouvernement fédéral. Il faut que le gouvernement arrête ses jeux tordus pour faire croire au public qu’il tend leur  main de bonne foi  » rapporte une militante présente sur les lieux, mais préférant rester anonyme.

« C’est frustrant de voir la sortie médiatique par rapport au rejet  de l’évaluation environnementale de Coastal GasLink à ce moment-ci de l’escalade. On voit clairement que c’est une tactique pour désamorcer les blocages, parce que la donnée était connue depuis un bon moment et ignorée par Coastal GasLink, qui continuait les travaux pour le reste du pipeline. »

« Il faut se rappeler que ce n’est pas un vrai arrêt de travaux, que ça ne concerne qu’une petite partie du tracé, et que le gouvernement travaillera main dans la main avec la compagnie pour remplir une nouvelle demande qui sera sans doute acceptée dans un mois » explique un étudiant s’étant joint au blocage ce matin.

Crise

Les participant.e.s au blocage dénoncent une mauvaise couverture médiatique de la crise actuelle, déplorant l’utilisation du terme « blocus ferroviaire » au détriment de l’invasion territoriale contre lequel lutte la nation Wet’suwet’en depuis une dizaine d’année, et non seulement 19 jours tel que rapporté dans les médias.

« Les arrestations au blocage de Tyendinaga ce matin montrent encore une fois  que le Canada priorise l’économie au respect des premiers peuples.
 C’est l’utilisation de la force afin d’éviter d’avoir à respecter le consentement de celles et ceux qui défendent leur territoire du saccage. La nation Wet’suwet’en  et ses allié.e.s sont forts et résilients. Si une barricade tombe, d’autres se relèveront. L’ampleur de ce qui se passe en ce moment est la démonstration  de la force et des liens qui se sont forgés à travers toutes les années de résilience face au génocide » partage une autre participante au blocage.

Le blocage de la voie ferrée à Rimouski s’ajoute à entre autres à ceux de Listuguj, Kahnawake, Wemotaci, Neskonlith, Magnetawan et de Treaty Six Inner actuellement en cours. »

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