30.10.2020
COVID-19 Des victimes collatérales ne sont pas oubliées

Des victimes collatérales ne sont pas oubliées

La députée d’Avignon-La Mitis-Matane-Matapédia, Kristina Michaud, se préoccupe d’un groupe de victimes collatérales de la crise de la COVID-19 : les femmes victimes de violence conjugale et leurs enfants.

Au Québec, le nombre d’appels de détresse reçus à la ligne SOS violence conjugale a augmenté de 15% la semaine dernière après deux semaines de confinement global.

Au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie depuis le début de la crise, les maisons d’hébergement ont aussi observé une augmentation des demandes de service de suivi, d’écoute téléphonique et d’hébergement.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a lancé un appel mondial à protéger les femmes et les jeunes filles à la maison, parce que le confinement provoqué par la pandémie de COVID-19 exacerbe les violences conjugales et dans les familles. Selon l’ONU, une femme sur trois vit de la violence durant sa vie.

Entendant cet appel, la députée d’Avignon-La Mitis-Matane-Matapédia s’inquiète du fait que le confinement aggrave la violence conjugale :

« La première stratégie des conjoints violents est d’isoler leur conjointe de leur famille, de leurs amis. Avec le confinement qui découle de la pandémie de coronavirus, ils ont encore plus de pouvoir qu’à l’habitude. Il faut marteler le message que les services d’aide aux femmes victimes de violence sont toujours là, bien présents pour répondre aux femmes et leurs enfants qui sont en détresse », rappelle Kristina Michaud.

Emplois perdus

En plus de cet isolement, plusieurs femmes ont perdu leur emploi en raison de la crise et se retrouve dépendantes financièrement de leur conjoint, rendant leur départ du foyer encore plus difficile :

« Peu importe leur situation financière, il faut insister pour que les femmes qui subissent de la violence conjugale saisissent l’importance pour elles, mais aussi pour leurs enfants, de briser le silence et de téléphoner au 1-800-363-9010. Peu importe où elles sont situées sur le territoire du Bas-St-Laurent et de la Gaspésie, l’aide existe! » réitère la députée.

 Elle rappelle que SOS Violence conjugale est en fonction 24h sur 24, 7 jours sur 7, partout au Québec. Plusieurs ressources régionales sont également disponibles pour offrir de l’écoute et de l’hébergement, malgré la crise.

Avignon Maison l’Émergence 418-759-3411

Centr’Elles, comité d’action des femmes d’Avignon 418-364-3157

La Mitis Centre femmes Mitis 418-775-4090

Matane Regroupement des femmes région de Matane 418-562-6443

Maison d’hébergement La Cigogne 418-562-3377

Matapédia Centre de Femmes de la Vallée de la Matapédia 418 629-3496

Page Facebook de l’Alliance gaspésienne des maisons d’aide et d’hébergement

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