21.09.2020
COVID-19 Déconfinement : le Bas Saint-Laurent dans la dernière vague

Déconfinement : le Bas Saint-Laurent dans la dernière vague

La vice-première ministre du Québec, Geneviève Guilbault, statue sur le calendrier du déconfinement régional : le Bas-Saint-Laurent fera partie de la dernière vague de réouverture.

Le premier ministre, François Legault, a pris une pause aujourd’hui et a annoncé qu’il fera moins d’apparitions publiques dans les prochains jours. Il souhaiterait prendre du recul.

Madame Guilbault est aussi ministre de la Sécurité publique. Elle a confirmé la levée des frontières régionales du Bas-Saint-Laurent pour le 18 mai, troisième et dernière étape, pour le moment, du plan de déconfinement régional.

« Nous avons réussi tous ensemble à aplatir la courbe de contagion. Ça nous a permis cette semaine d’annoncer le plan graduel de la reprise des activités économiques et à l’école. L’ingrédient clé pour la réouverture graduelle est de maintenir la discipline exceptionnelle à laquelle sont contraints les Québécois depuis plus d’un mois. Tout le plan est tributaire de cette discipline », a commenté madame Guilbault.

Progressivement

« C’est donc dans cette même logique que nous annonçons aujourd’hui le plan de réouverture graduelle de certaines régions du Québec. L’idée est de progressivement retirer les contrôles policiers des allées et venues dans certaines régions fermées jusqu’à aujourd’hui, pour permettre les déplacements à l’intérieur et à l’extérieur de ces régions-là. On demande quand même aux Québécois d’éviter les déplacements superflus. »

« À partir de lundi prochain, le 4 mai, les contrôles policiers seront retirés pour les régions des Laurentides, de Lanaudière, de Chaudière-Appalaches et pour la Ville de Rouyn. Ensuite, si tout se passe bien, le lundi 11 mai, nous retirerons les contrôles des régions de l’Outaouais, sauf Gatineau; de l’Abitibi, à La Tuque et du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Enfin, le 18 mai, toujours si tout se passe bien, ce sera au tour des régions du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, de Charlevoix et de la Côte-Nord », a précisé la vice-première ministre.

La décision pourrait susciter des sentiments mitigés. Le fait d’être la dernière région rouverte procure du temps pour éviter une contagion venue de l’extérieur, mais est-ce que ce sera suffisant? La relance économique se fera d’abord à l’intérieur de la région, ce que souhaitaient les membres de la Table régionale des élus du Bas-Saint-Laurent.

Geneviève Guilbault (Photo: Facebook)

Rimouski

En entrevue à RDI, le maire de Rimouski, Marc Parent, a reconnu l’importance de l’apport du reste du Québec à l’économie rimouskoise. Il a cependant également mentionné qu’il y a des craintes sur la propagation du virus, avec le déplacement des Québécois.

Prématuré

« Le Bas-Saint-Laurent a été épargné jusqu’ici. Cela fait un minimum de trois semaines qu’il n’y a pas de nouveau cas déclaré et il n’y en a que cinq sur notre territoire. La population attendait avec impatience l’annonce d’hier pour le déconfinement économique, mais au sein de la population et des élus, nous avons partagé le point de vue qu’il serait peut-être prématuré de rouvrir les frontières du Bas-Saint-Laurent, compte tenu du faible taux de contagion », a déclaré monsieur Parent.

« Le tourisme québécois risque fort d’être le seul tourisme présent sur le territoire. J’apprécie grandement la manière avec laquelle le gouvernement Legault gère la crise, de façon progressive. Le tourisme sera possible chez-nous l’été prochain. Le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie sont des grands espaces, et propose du tourisme d’aventure. J’ai confiance. C’est important pour le tissu économique de la ville. Sur la somme de 1,3 milliard $ de ce qui est dépensé annuellement à Rimouski, les Rimouskois achètent pour 600 M$ et une part de 700 M$ provient de l’extérieur », a-t-il poursuivi.

Bilan du jour

Le bilan du jour affiche 79 nouveaux décès dus à la COVID-19, pour un nouveau total de 1 761 décès. On dénombre 26 594 cas de personnes affectées par le coronavirus, au Québec, soit 837 de plus qu’hier. Il y a 1 648 personnes hospitalisées, une hausse de 23. Le nombre de personnes aux soin intensifs est de 222 (plus 5).

Pour en revenir à madame Guilbault, elle a aussi parlé de la situation dans les CHSLD. Dans les centres d’hébergement et de soins de longue durée et dans la perspective d’assurer un maximum de soins aux aînés, madame Guilbault a noté que 400 militaires doivent arriver dans les prochains jours. « Mais nous avons encore des besoins énormes. Ça demeure notre urgence nationale. »

Toujours pas de nouveau cas en région

Sur le plan régional, le bilan démontre encore une fois une grande stabilité. Voici le portrait à jour fourni par le Centre de santé et de services sociaux du Bas-Saint-Laurent :

La situation demeure stable aujourd’hui au Bas-Saint-Laurent. Aucun nouveau s’ajoute au tableau. Nous comptons donc 35 cas total au Bas-Saint-Laurent. 

Tel qu’expliqué cette fin de semaine, la méthode de compilation des cas a été modifiée et nous sommes, partout au Québec, en ajustement. Il se peut qu’il survienne des écarts entre les chiffres publiés sur le site de l’INSPQ et les nôtres, toutefois nous vous demandons de vous fier sur nos données. 

Cas par MRC

La Matapédia : moins de 5

La Matanie : moins de 5

La Mitis : moins de 5

Rimouski-Neigette : 5

Les Basques : moins de 5

Rivière-du-Loup : 21

Témiscouata : 5

Kamouraska : moins de 5

Bas-Saint-Laurent : 35

  • Deux personnes sont hospitalisées, dont une hors région. 
  • Nous comptons 30 cas rétablis au Bas-Saint-Laurent en date du 28 avril, 18 h.

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